IX. — ROLE POLITIQUE DU CONSEIL
Voici enfin une dernière analogie entre le conseil des Gaules et l'assemblée des druides. Celle-ci s'arrogeait une autorité supérieure à celle des magistrats de cités ^ : et les empereurs ont do-nné au conseil un droit de contrôle sur les actes des gouverneurs. En faisant cela, j'en suis sûr, ils ne songeaient point aux druides ni à un retour à la tradition indigène: ils ne faisaient qu'introduire en Gaule les pratiques politiques admises pour tout l'Empire. Mais telles étaient ces pratiques, que les peuples pouvaient retrouver en elles les souvenirs de leur passé.
Les gouverneurs des trois provinces avaient-ils le droit ou le devoir d'assister aux séances du conseil? On ne sait^ Mais ce qui est certain, c'est que le conseil s'occupait d'eux, et fort longuement, et de la façon dont celui de la Narbonnaise s'occupait de son proconsul. Les pouvoirs des Trois Gaules n'étaient point inférieurs à ceux de la province latine d'à côté :
1. Judex urc.T Galliarum: XI 11. i()8(J, 1707-8. — Du môme genre, peul-ùtre en sous-ordre, Vallectus anœ, 108S, 1701).