‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 583 sur 792 · P. 69 et p. 90, n · texte numérisé non relu

P. 69 et p. 90, n

4. Je le suppose, pour e.xpliquer Tentente indiquée par finscriplion d'Hasparrm (n. ~^). Je croirais volontiers que le sanctuaire commun fut à Lectoure. la plus importante de ces cités au point de vue religieux (C /. /.., XUI, 502 et s.).

5. Tout cela, d'après l'inscription d'Hasparren, que je placerais au plus tard sous Septime Sévère (C. /. L., XUI, 412) : Veriis, ad Aiigustum legatum [sic] munere functus, pro Novc/n oplinuit PDpulis sejungere Gallos. — L'interprétation donnée ici n'est point certaine (remarquez l'absence, dans les listes, de gouverneurs de la Novempopulanie: ici, p. 537-8, 50S). On trouvera bien d'autres hypothèses chez les auteurs cités au Corpus.

A certains égards, l'unité morale de la contrée gauloise semble plus forte sous les empereurs qu'elle ne Ta été sous Celtill et Vercingétorix. En ce temps-là, le Nord et le Midi vivaient à 1 écart l'un de l'autre, étrangers ou hostiles à leur vie respective '. Ils ont maintenant un maître unique, qui leur impose des lois semblables et une religion commune. S'ils forment encore deux ressorts séparés, Narbonnaise et Gaule Chevelue, les deux régions sont disposées de manière à se pénétrer intimement. Aucun obstacle physique ne les sépare -, il ne s'interpose entre elles ni cordon de douanes^ ni ligne de forteresses, dix grandes routes et deux larges fleuves les réunissent, et de l'une à l'autre circulent sans relâche les mêmes hommes et les mêmes pensées. Les passions et les jalousies humaines ne s'opposent plus, comme au temps de l'indépendance, à ce que la terre de France fasse sentir le bienfait de ses forces d'entente et d'harmonie.

11 y a bien encore, pour cette France romaine, deux capitales. jNarbonne et Lyon. Mais au regard de Lyon, Narbonne compte moins chaque jour. La colonie de Fourvières se trouve à la frontière même de la province narbonnaise* : celle-ci se laisse envelopper par l'influence de ses richesses et le rayonnement de ses idées'. Lyon s'élève au seuil commun des deux (iaules, ouvert, tel qu'un arc de Janus. sur le Nord et sur le Midi''. Peu importe que Plancus ait bâti sa ville sur le sol de la Celtique : les eaux dont elle est la tête, descendent vers la province du Sud'. C'est elle qui est la métropole de toutes les Gaules.

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