‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 620 sur 792 · Cf. p. 7-8, 2oU-26l · texte numérisé non relu

Cf. p. 7-8, 2oU-26l

2. Le mot du liiograplie (Marcus. 24. 5) est très net : VoMl Marcoinanniani provinciain, voluit eliam Sannatiain faccre, et fecissel, nisi Avidias Cassius, etc. Ce projet se place donc au printemps de 175. — Sur ces faits, voyez surtout la belle publication Marcus-S'iule, iSlJG.

3. D'abord, vers 1G2-.5, incursion des Chattes, vers le sud à travers le limes, repoussce par Aufidius Victorinus (Marcus, 8, 7-8; Dion, LXXl, 3, 2?; LX.XII, 11. 3) : ils ont du longer le limes et le rompre vers Ratisbonne. Puis, vers 172-4, Didius Julianus. légat de la Belgicjue, Cattos debcllavit : incursion du cùté de Trêves, il l'autre extrémité du limes'? {II. Aiig., Julianus, \, 7-8). Il faut que les Cliattes aient été fort pressés du cùté de l'est pour essayer ainsi par deux fois de pénétrer dans l'Empire, sur deux points très éloignés. 11 dut y avoir également, du cùté du haut Danube, une poussée des Hermundures de Thuringe (p. 113, n. 3); M., 22, l ; 27, 10.

4. Vers 172-4, incursion de Ghauques erumpenlibus en Belgique, repoussée par

Ces guerres de sûreté, ces dangers imprévus, l'embarras où l'on fut un instant pour trouver des hommes', la détresse du lise -, l'absence prolongée de l'empereur toujours aux prises avec l'ennemi ^ une peste eiïroyable qui décima les provinces ', tout contribuait sous ce règne à laisser plus de champ aux forces latentes qui menaçaient la paix romaine '. On vit en Gaule des faits étranges, sur lesquels nous sommes mal renseignés. Il est question, chez les écrivains, de graves désordres en Franche- Comté''. Çà et là, dans le Centre et l'Est de la Gaule, nous trouvons trace de monuments détruits, de trésors enfouis". Je doute que les Barbares aient alors pénétré jusque dans ces régions : il faut y supposer quelque jacquerie, quelque révolte, des troubles profonds, comme la Gaule n'en avait plus connu depuis lavènement de Yespasien.

11 était partout visible que le siècle de la paix allait iinir avec le plus noble des empereurs. La richesse déclinait dans les Gaules. Après la mort d'Hadrien, les belles constructions y devinrent plus rares. A Nîmes même, Antonin s'épargna la dépense de grands édifices ^ Marc-Aurèle est détourné des affaires de l'intérieur par les pénibles soucis de la frontière. Quelques-unes des entreprises industrielles qui avaient le plus

Julianus (p. 477, n. 3) tumulluariis auxiliis provincialium JuL, 1, 7-8): cela parait bien signifier une descente de pirates entre la Seine et l'Escaut, prélude de celles des Saxons (cf. p. 542, n. 1). On a attribué ù cette descente quantité de trésors enfouis en Belgique. Et cette question de l'invasion des Chauques et de ses rapports avec les ruines romaines du pays, est une de celles qui occupent le plus les érudits de la Belgique (cf., entre autres, Schuermans, Bull, des Conun. roy. (rArt et d'Ardu, XXIX. 1890, p. 180-206).

i. Marciis, 21, 6-8 : il envoya même acheter des hommes en Germanie : cf. p. a.'iS.

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