V. — I.A DISCIPLINE DF. L'EMPIRE SOUS SEPTIME SÉVÈRE
Septinie Sévère réussit pourtant à ralentir cette décadence, dans la mesure où un homme pouvait le faire. Son règne, brillant renouveau de l'Empire après les hontes de Commode et des guerres civiles, acheva de faire croire au monde que, comme la nature, le peuple romain retrouverait toujours son printemps après les tristesses de l'hiver.
Le nouvel empereur était, disait-on. l'homme de son nom ^. Sa sévérité venait dun âpre besoin de discipline. De même qu'après Néron, il fallait, après Commode, un empereur qui répare : Septime rappela Vespasien, avec un esprit plus large et un tempérament plus brutal '.
Du côté des frontières, l'attitude de l'Empire redevient fière et menaçante. Septime les visitait sans cesse '', non seulement pour les inspecter à la manière d'Hadrien, mais encore pour les franchir à l'improviste, et frapper quelque grand coup chez les Barbares. Pendant les quinze années de son règne, aucun ennemi ne se montra sur la berge du Rhin ou au pied du rempart de Souabe'. Afin d'ôter aux Calédoniens d'Ecosse la tenta-
1. C. /. L., Il, 4114; Severus, 12. 1 et 3; Hérodien. IlL 7, 1.