‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 725 sur 792 · Imp. Cxsar M. Antonius Gordianus Augustus · texte numérisé non relu

Imp. Cxsar M. Antonius Gordianus Augustus

RESTAURATION DE L AUTORITE SENATORIALE. ooi

donna une sorte de premier ministre ou de maire de palais en la personne du préfet du prétoire, qui fut son beau-père Timésithée '. — Six ans après, c'est un nouveau meurtre d'empereur (214). et l'avènement d'un favori de l'armée, Philippe' : celui-ci. à la différence de Maximin, est un assez bon prince, d'humeur paisible, respectueux du sénat et des formes civiles ^ A défaut des lois, les mœurs firent un instant l'accord entre soldats et magistrats. — Enfin, quand les troupes ne voulurent plus de Philippe et lui substituèrent Décius (249) \ un acte solennel semble être intervenu entre le sénat et le nouvel Aue-uste. L'empereur devait demeurer unique, et se réserver surtout les affaires militaires. Il laissait à la curie plus d'autorité dans la confection des lois, la surveillance des fonctionnaires, le contrôle des finances et de la justice'. A la tète du grand corps régénéré, on plaça une sorte de vice-empereur au civil, juge et intendant suprême, que le sénat put choisir à sa guise, et,

1. GorcL. 31, 1; 23. 6-7; 24; 27. Timésithée (G. Furius Sabinius Aquila Tiinesitheas) fut peut-être un des fonctionnaires qui ont le mieux connu et visité tout l'Empire, et ou peut dire qu'il avait servi dans le monde entier. En Gaule, il vint une première fois, au début du règne d'Alexandre Sévère, comme procurcUor ralionis privatœ de Belgique et Germanies (cf. p. 424, n. 4) ; il y revint, peut-être avec lui en 234-5. comme vice procuraloris patrimonii dans la Belgique et les deux Germanies et en même temps vice prœsidis provinciœ Germanise Inferioris{]). 422, n. 3); il y revint encore vers 238, comme intendant en Lyonnaise et Aquitaine (p. 422, n. 1). Ce fut peut-être le meilleur des serviteurs civils de l'Empire en ce temps. Voyez la dédicace de la statue que lui élevèrent à Lyon deux de ses amis ou clients indigènes, un Arverne et un Médiomatrique (C. /. L., XIII, 1807). — On place alors, en 241, mais sans certitude, l'apparition du nom des Francs, et la campagne d'.\urélien contre eux, en qualité de tribunus legionis VI GaUicanœ (la légion ne peut guère être que la XXII'% mais Aurélien a pu être préfet de quelque cohors Gallica : Aurel., 7, 1-2; Tillemont, Histoire, àordien le Jeune, art. 3; p.^137, n. 4). Mais ces faits peuvent tout aussi bien appartenir aux campagnes contemporaines de Valérien {p. .560, n. 1). — K. F. \V. Leluii{inn, Kaiser Gordiun m, 10 H.

2. Inip. C;esar M. Julius Philippus Anijustiis. Il s'associa son lils comme César d'abord, comme Auguste en 247.

Page 1