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les Barbares de l'Ouest ne parvenaient pas à se remettre des coups assenés par Maximin. Leurs médiocres levées de boucliers n'aboutissent, pendant ces vingt ans, qu'à de misérables déroutes. Que les Francs remontent le Rhin jusqu'à Mayence ', que les Alamans descendent le Danube jusqu'à Ratisbonne % ils se heurtent toujours à des lignes intactes et à de bons sfénéraux. Aux frontières comme à l'intérieur, un empereur était encore le vaillant champion de Rome et de ses dieux.
Cette belle résistance s'arrête brusquement à la mort de Décius (231), et, moins de dix ans après les fêtes du millénaire, la crise décisive éclate.
L'origine en fut la plus honteuse des guerres civiles. On ne put s'entendre longtemps sur le nom d'un nouveau prince. Les armées et le sénat avaient accepté d'abord Gallus (231) ^ Puis, les légions du Danube n'en voulurent plus, et proclamèrent Émilien (233) \
On vit alors les mêmes mouvements de troupes qu'à l'époque de Vitellius " : Émilien et ses lilyriens marchèrent vers l'Italie, où se trouvait Gallus''. Celui-ci appela à son secours les soldats du Rhin, que commandait Yalérien'. Toutes les armées de l'Europe franchirent tour à tour les Alpes, se portant à la conquête de Rome*. — Il y avait près de deux siècles, depuis la mort de Néron, que ni Rome ni l'Italie n'avaient senti sur leur