‹ Histoire de la Gaule (volume 5)Chapitre 762 sur 792 · Cf. p · texte numérisé non relu

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3. Cet éloignement du nouvel empereur pourrait expli(]uer la durée du monnayage de Marius (p. -ïSi, u. 6).

4. il le semble d'après certaines monnaies (de Witte, n"' .")l-5) et un texte assez vaj^ue, cum mutin Telricus feliciterque gessissel (Trig. tyr., 24. 2).

.j. 11 y eut un extraordinaire monnayage de bronze. — On répara un peu partout les routes : Normandie (C. /. L.. Xlll. 8977); vers Dijon (9041); .Vrmorique (8962-70, ÎIOOO); Poitou et Limousin (8927, 8925); même, ce ijui ne s'était pas vu depuis longtemps (cf. p. 580. n. 4, p. 556, n. 3). Languedoc (Dcssau, n" 567). — Tétricus fut reconnu en Bretagne (G. /. L.., Vil, 823. I loO-l : Ei,li. cpigr., l.\. 1249-50).

6. Les uns croyaient qu'elle mourut de mort naturelle; beaucoup la dirent assassinée. Trig. tyr., 31, 4.

(►r, l'année même où ïétricus fut proclamé (268)', Gallien disparaissait enfin. Et son armée et le sénat s'accordèrent pour donner l'empire au plus brave et au plus digne des hommes, Claude, le vainqueur des Goths-. En Gaule, alors, on souhaita plus vivement le retour à l'unité.

L'une des plus grandes villes, Autun. se sépara de Tétricus et acclama le nouvel Auguste"'. Il fut impossible à l'empereur gaulois de ne pas laisser partir une armée pour assiéger la ville rebelle '^(269?=^).

Le siège dura sept mois*, et fut le plus triste épisode de cette fastidieuse histoire de l'Empire des Gaules. L'armée qui y prit part s'était associée à des bandes de vagabonds et à des ramassis de paysans". Elle cherchait à Autun cette occasion d'un grand pillage qui lui avait manqué à Mayence. L'exemple donné par les Francs et les Alamans gagnait toute la terre. Une sorte de

1. J'accepte la version des écrivains, Victorinus mort en 268, Marins tué aussitôt, et Tétricus proclamé ensuite. Cela donne cinq ans de règne à Tétricus, 268-273. Les événements d'Autun sont à la fois contemporains de Tétricus et de Claude (ici, n. 3 et 4), le nom de Claude est prononcé à propos de Tétricus (Hisi. Aug., Ctaiidius. 4, 4; 7, 5; cf. p. 572, n. 4). J'hésite à croire que la mention VOTIS DECENNALIBVS dans une monnaie (de Witte, n" 174) n'indlcjne pas lo voisinage ou le début d'un second quinquenniuin. Pour ces motifs, il me semble diflicile, mais non impossible, de ne placer son régne que sous Aurélien, de 270 à 273 (Stein, R.-Ënc, VI, c, 703-4; cf. p. 586. n. 3).

3. Claudiwn ad rccaperandas Gallias soli vocaverunl {Panegyrici, YIII [V], 2 et 4; IV [IX], 4). Cf. p. 590. La présence à Grenoble, en ce moment, d'un détachement militaire (tetidentes in Narbonensi provincia) sous les ordres du préfet des vigiles de Rome (C. I. L., XII, 2228), s'e.xpli(|ue sans doute par l'envoi de troupes destinées au secours d'Autun.

4. Paneg., ib. — A vrai dire, le nom de Tétricus n'est pas prononcé dans cette alfaire, telle que la raconte le Panégyriste d'Autun : mais il est difficile de ne pas la reconnaître dans ces scelera exercitus et seditiones multas dont se plaignait Tétricus (p. 58'J, n. 4). Et Ausone semble bien rattacher les événements d'Autun à l'avènement des Tétricus, regnum cuni Victorinus haberet, Victor et incompréhensible; ductor'iVi in Tetricos recidil imperiuin {Parenlalia, 6, 8-10).

5. En tout cas après mars 268, date de l'avènement de Claude.

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