Dion, LUI, 12: Strabon, XVII, 3, 23. 0. Ici, p
(i. Ici, p. 417 et s..
80 LES ROMAINS A LYO.X; AUGUSTE ET A(}R1PPA.
Tributs, taxes indirectes, aojences des routes et des postes, administration des biens impériaux, services du cens et du recrutement, tous les rouages nécessaires à l'entretien d'un grand empire fonctionnèrent également sur l'une et l'autre des Gaules '.
De ces nouvelles pratiques, aucune n'inquiéta plus les Gaulois que celle du cens. C'était le recensement général de tous les hommes et de toutes les fortunes ; et, dans la pensée des Anciens, cette opération, accompagnée de formalités religieuses-, signifiait la mainmise solennelle d'un souverain sur ses sujets et sur leurs biens. Elle était, si je peux dire, la descente de la formule de la conquête sur chacun des êtres et sur chacune des choses du pays vaincu ^ Imposer à la Gaule entière ces marques précises et minutieuses de l'obéissance, l'inventorier comme un domaine à affermer, ce serait l'humilier plus qu'aucun ordre n'avait pu le faire encore. A Rome, on hésita longtemps avant de s'y résoudre. Mais il le fallait, pour répartir également les charges de la province, connaître ses ressources en hommes et en argent *. Auguste s'}^ décida enfin, et, lorsque, l'an 27 avant notre ère, il n'eut jîIus d'ennemis à redouter dans le monde, il ordonna le recensement de toutes les Gaules. Lui-même, à cet effet, vint dans le pays, et, pendant l'opération, s'installa à Narbonne'. Personne ne bougea''. Mais, pour obtenir cette obéissance, il avait été besoin de la présence du souverain. — Quinze