T. I, p. 311 et 315, n
9. Cf. Strabon, IV, 6, 6; Oi-sar. 1, 10, 4; III, 1 ; Tite-Live. XXI, 38, 8.
Celtes et des Belges, à l'endroit où les avenues des plus grandes rivières se rétrécissent devant les premières escalades des monts : au confluent du Verdon dans la vallée de la Durance', à celui de l'Arc dans la vallée de l'Isère ^ à la tête orientale du lac de Genève dans la vallée du Rhône ^ Tout ce qui était haute montagne, mauvais chemin, pays de neige et de peur, n'était pas censé purement gaulois *.
De même, le long du rivage, il n'était plus question de Gaule et de Celtes à l'est de la rade et des îles d'Hyères': on eût dit que la Celtique s'était interdit cette contrée lointaine, hérissée de roches et dénuée de grands fleuves et de longues routes. C'est par elle que les géographes anciens firent commencer la terre laissée aux Ligures ^
Les peuples de l'Espagne débordaient également au nord des Pyrénées. Les meilleures des vallées septentrionales leur appartenaient. Il est possible que Castel-Roussillon sur la Têt marquât la limite entre Celtes et Ibères''. Nulle part dans le sud, les Gaulois ne s'écartaient beaucoup de la Garonne. A quelques lieues au delà de Toulouse, d'Agen et de Bordeaux % apparais-
1. Limite de l'ancien diocèse d'Aix (Salyens); Longnon, Atlas, 10; Albanès, Gallia Chrisliana novissima, l, Aix, 1899, c. 7-8. Strabon (IV, 6, 4) semble bien ranger parmi les Ligures les Albiqucs de liiez et môme les Voconces.
2. Limite des Allobroges, Tite-Live, XXI, 32, 6-10; Longnon, 1 et 10; t. I, p. 479.
3. Limite ancienne du Valais et de la cité des Helvètes; Longnon, 10; C. /. L., XII, p. 20; cf. T.-L., XXI, 38, 8.