‹ Histoire de la GauleChapitre 111 sur 718 · III. - LES DRLII)ES COMMK SOCIÉTÉ FÉDÉRALE · texte numérisé non relu

III. - LES DRLII)ES COMMK SOCIÉTÉ FÉDÉRALE

Mais voici ce qui. à itrcniicre vue, distingue les druides des prêtres de rAnticjuitt- classiquf, et fait songer au sacerdoce fermé des sociétés modernes ou des vieux empires orientaux.

Chaque nation de la Gaule avait ses druides propres, et (jui demeuraient citoyens de leur cité'. Mais ils étaient en même temps les membres d'un seul corjis, ils constituaient un seul clergé, embrassant les prêtres de la fiaule eiitit're'-. Tous ceux qui portaient le nom de druides étaient réunis par les liens d'une fraternité éternelle'. Et cette vaste société religieuse possédait son lieu d'assemblée dans la cité des Carnutes, obéissait à un chef suprême, que nous pouvons appeler un grand-prêtre*.

Ne concluons pourtant pas de ces faits (jue les druides formaient une corporation, analogue à celles qu'a produites TEgliso chrétienne ou aux mystérieux monastères df l'Asie intérieure; ne pronon(;ons pas, à leur sujet, les mots de couvent et do collège, de vie cloîtrée et de société secrète*. Ces expressions seraient à leur j)lace si h-s druides avaient vi'-cu à part (b's

1. Cela rcMillo (if In vie de Uiviciac, el de Osnr. VI, \'.\. :\ el 8. Sur le noml>ri» des druides ordinaires, sur le mode de leur élection, sur In durée de leur funetiuii, il n'e.\isle nuiun te.xle. Je suppose qu'ils étnienl nommés ii vie (rf. VI, 13, 0), par voie de cooplalion, el qu'il y en avail plusieurs par cilé (rf. VII, .IH, 4), sann doute nu moins un par /'(i<;i/s ou tribu, peut-être en outre un druide supérieur pour rlioque cité.

'J. l'ont au moins de In lA>lli(|ue.

.3. Cela résulte de : I" César, VI, l!l, S-10. qui ne pnrie pas explirilement d'une société de prêtres, mais se sert des mots omnilws pr.rrsl >\ui l'impliquent: !^* \m> nnen, .\V, U, 8, i|ui traduit évidemment en style de son temps d<'s exprrf:re<ques de Timnpéne (iraipiiat "?) : SotUiUciis adstricti consorliis. Cimsorlium on > cium nu iv' siècle ne peuvent sipniller autre chose que • rollépe -, • a^soriatum -, • groupement anncnl • el juridique « la fois; cf. Liebenam. /iir Gexchirhtf im<i Orgnnisiilion des i<rnxi$ehen lereinsu'csen, fSÎMl, p. 106; Fnf. \N issown. s. i>. Consortium; hottin. p. ."li.

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