Ilypolhélique pour Pépoque ligure el celtique
JuLLiAS. — IIis;o.rc do la Gaulo. T. II. — 10
I3S L\ liELKJION.
liers (l'or et chaudrons de bronze', où la prcsenco et l'action d'un dieu ne pussent être révj'dées par une forme élranije, par les trart's d une antiijuité vrnérable, par la fnnf do l»ur tranchant ou l'éclat de leur métal. Enfin, il est prohabh* qu'une vertu secrète était attribuée à certains signes tracés par l'hommo même, images sympatlii({ues d'êtres sacrés ou d'apparitions célestes, comme la roue rayonnante* semblable au soleil, li croix sinueuse semblable à la foudre \ la spirale' ou la croix . De ces choses plus vieilles que leurs dieux, les Gaulois n'oublièrent et ne proscrix i: it rien. Fétiches et talismans gardèrent toute leur voirue. Mais ce fut, pres(|ue toujours, en s'associant à ces divinités, pour se faire leurs représentants, leurs ornements ou leurs victimes*.
1. I^ Innrp rt'nrs^ont d'0lvri<1iriis Flonis, I. .31. H ; oi>(0< do- - :: nloiscs (mT2. 0:VJO :«). (W;J2 3. 0'.M7-8. G<J4I-5); chaudrons dt>s mrf^nii- ■ I chez les Ciiubrcs (Slrabon, Vil. 2, I); vases ^en bois?) du dieu au iiKniiti nmiai :.. Bronzes, p. \'M et siiiv.); clou et instrument billde du dieu de Vièsc ,id., p. 139-HI ; El»p«Tandii"i. [las-reliefs, 1, n" 825); • l'exallatiun du (orques • (Heinach, p. IflS f-l suiv. ; le iiinrtenii des monnaies (0929 el 69111 ; In hnrlie des monnaies (de La Tour. p. 280; iii, p. :U>); etc.
2. Souvent isolée sur des monnaies (fait très Tréquent, de La Tour. p. 301 et suiv.), sur des autels, des casques (Bronzes, p. 35K des enseignes (Vali^rius Flaceus. VI, 90). Sur ce symbole, Gaidoz. ftev. arch.. I88.'i, 11. en particulier p. 170 (symbole (lu soleil); Flouest, »./.. en particulier p. 17 ^symb^lle du tonnerre». .\u surplus, la roue a pu sipniner tour à tour ou à la fois l'un et l'autre.
:j. Svastika ou t^lrnskile ou croix {rammi-o, beaucoup plus rare dans le mond>* t-aulois proprement dit; Saint-Germain, Cat.y p. 29 (reirion pyrénéenne), p. 100 Cnb. des .Med., 10228. Il s«Mnble qu'en Gaule ce symUjIe ait été le plus souvent remplacé par le triquélre ou triskile stylisé i» spirales, cf. de La Tour, p. 312.
4. Les S des monnaies (de La Tour, p. 302 et suiv.); peut-être les spirales en bronze du .Musée de Saint-Germain (V,3, trouvaille de Neuvy-sur-Barangeon, Cher;. Sur l'importance artistique de l'S (sipne de la foudre?), cf. p. 3S0.
.">. Sur la tunique de dieux iraulois. Reinarh, Bron:et, p. 138, U2, ti3. tôl, 152, 171; et dans les monii.ues .de La Tour, p. 277 el suiv.). Ajoutez : le triqu^trc (n. 3); le cercle inscrit dans une cniix (Uronzes, p. 143; cf. .Musée, V. 3 , lerclcs à point central (firon.-M, p. 171 i;cercle;> concentriques encadrant ou non des rosaces (Hlnmliet, Fiiiurines. pi. 1 ; Mu-i-e de Sainl-Germain. V. 3); peut-être aussi les rectangle» dentelés de la Irouvaille de Neuvy (Mumh*. V,3); cf. p. l.W.n. 3:eti-
0. yuoi(|ue, sur les monnaies eaiiloises de rindependance, ces sijrnes toujours figurés isolément, quoique, dans les sculptures pallo-roinaines, ils s.. . ; ; au contrairu presi|ue toujours ligures c<»nime attributs divin», il ne faudrait pas croire que ce pa.tsajre du symbole ou du fétiche a l'étal d'attribut ne date que de la conquête. Sans doute rmlluence romaine, en développant l'anUiropomorphismej 0 éner(;iquemciit contribué k amener ce résultat et a lixer les attributs sur tri ou