‹ Histoire de la GauleChapitre 17 sur 718 · César, 1, 12, 5; IV, 22, 5; VI, il · texte numérisé non relu

César, 1, 12, 5; IV, 22, 5; VI, il

6. César, I, 27, 4 : Pugus Verbigenus chez les Helvètes; Toi-jyvto-Ji chez les mêmes Slrabon, IV, 1,8; VII, 2, 2; - genus = « né de ». Cf. les noms de peuplades, p. 35 n. 2.

gicux' et une appellation commune : le cadre politique avait depuis longtemps remplacé la filiation réelle. Et peut-être même cette filiation était-elle purement arbitraire et supposée : les hommes qui ont l'habitude de penser et d'agir en commun finissent par se traiter comme une même famille, par se créer une fraternité rétrospective, qui explique, sanctionne et renforce leur entente.

C'est qu'en effet cette entente se présentait presque toujours sous la forme d'une vie familiale, c'est-à-dire d'une communauté de sentiments, de dangers et d'espérances. Chaque tribu, qui se composait de quelques dizaines de milliers d'hommes', possédait ses enseignes, emblème et s3'mbole de leur vie en société'. Dans l'état de guerre, ils marchaient, campaient et combattaient enseml)le'; dans l'état de paix, ils adoraient les mêmes dieux, avaient des sanctuaires communs, rendez-vous de marché et de pritre''; ils demeuraient, moissonnaient et se faisaient ensevelir les uns près des autres. — Enfin, la nature de son territoire mettait, entre les membres d'une tribu, une solidarité de plus.

Le territoire d'une tribu était d'abord parfaitement délimité, à la fois par les règlements des hommes et par les conditions du sol. C'était un vaste espace de cent mille hectares en mi-yenne', renfermant au centre ses terres cultivées, protégé

1. Inscriptions gcnio pagi, C. I. L., XIII, 5076 (Helvètes), 412 (.\quilnins), 4G79-80 (Leuqucs).

2. Cf. t. 1, p. 179-lSl ; ici, p. 8, n. 3. Les tribus pnuloiscs d'ilnlio et d'Orient non* paraissent honuroup moins nonilircuses (t. I, p. 300) : mais elles ne comprenaient, seniblet il, r|iie des troupes conqucrantos, les immigrants seuls, sans les indigènes.

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