‹ Histoire de la GauleChapitre 244 sur 718 · Oiodore, V, 29, 4; Strabon, IV · texte numérisé non relu

Oiodore, V, 29, 4; Strabon, IV

7. Cabinet des Médailles, n°' .5037-48 (réserves de Rœssler, Celtica, II. p. 84). A cheval et la tùte au cou de la bcle, bas-relief d'iintreniont, n° 305 a — Espérandieu, I, p. 83.

Jlliia!». — Histoire l'.o la f',;iii!o. T. II. — 14

comme trophée» de victoire sur les sculptures des monuments triomphaux'. .Mais elles étaient autre chose que des souvenirs de succès. Souvent, plantées su; des hampes, elles servaient d'enseignes pour do nouvelles guerres', et c'était le sort, j'imagine, des têtes des plus illustres vaincus : tout comme les sangliers des autres enseignes, elles conduisaient à la hataille ceux-là mêmes qu'elles avaient autrefois conihattus'. Une tête d'ennemi était un talisman de premier ortlre. Les Gaulois aimaient à garder dans leurs demeures ces sanglantes prouves de leur courage, plus parlantes dans leur mutisme que des armes et des hijoux : on les fixait sur les parois des vestihules, on les umhaumait «lans l'huile de cèdre |>our les conserver au fond des coffres. Leur possesseur tirait d'elles sa vanité de soldat, et les montiiiil Nulontiers aux étrangers'. Puis, elles gardaient et protégeaient son toit et son foyer, comme si la force de l'homme vaincu avait été mise au service de son vainqueur. Ces têtes ct)upées devenaient de bons fétiches domestiques. Kt le maître du lieu se tournait vers elles avec orgueil et gratitude*.

Les étrangers s'en détournaient avec horreur. Posidonius le (irec avoue qu'il mit longtemps à s'habituer à cette vue *. Do nos jours, on prend quehjuefois arlc de cette chose pour accuser les (juulois do mo'urs sauvages'. Au f«»n(l. elle n'a qu'une imjiortunce minime, et, quelle que soit la nature du trophée do guerre, il est toujours un indice de barbarie.

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