‹ Histoire de la GauleChapitre 273 sur 718 · ROUTES FLUVIALES ET MARITIMES · texte numérisé non relu

ROUTES FLUVIALES ET MARITIMES

Romains en profitèrent'. Il fallait à peine plus de deux jours' pour s'y rendre de Marseille, en doublant le mont boisé de Cette et l'îlot de Brescou, sentinelle avancée du cap d'Agde la Marseillaise ^

Entre la Gaule et la Bretagne, le commerce de l'étain déterminait des relations continues, des services à peu près réguliers. Des ports se développaient aux points d'embarquement : le principal, au second siècle, était Corbilo (Nantes), au débouché de ce chemin de la Loire * dont nous venons de rappeler l'importance; un autre se formait déjà à Boulogne, sur la partie la plus étroite de la mer qui séparait les deux pays, à quelques heures seulement de la rive opposée : c'était là que s'embarquaient les voyageurs arrivés par la route du Rhin °. Psulle part, du reste, la route n'était très longue : deux jours d'Ouessant à l'Irlande ^ un seul d'Ouessant à la Cornouailles ', moins d'une journée de la Seine à l'île de Wight, un des centres des affaires d'étain \ Belges, Armoricains et Bretons échangeaient sans cesse leurs produits, leurs idées, leurs hôtes et leurs tribus mêmes ^ Coram l'Atrébate, contemporain de César, avait dans l'île une très grande influence '" ; les Suessions imposèrent à la Bretagne un de leurs rois"; les druides lui envoyaient leurs disciples'-; et en revanche, elle fournit des secours aux peuples d'en face,

Page 1