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menacés par César, et die demandait aux daulois les denrées €l les iiroduits qui lui manquaient '. I/importance du trafic entre les deux rives fut une des causes de la prospérité des Vénètes, les vrais maîtres de la Manche et des mers armoricaines*.
m. - ROUTES DE TF.nnE »
Le commerce de Carthagc et de Marseille, les expéditions dllannibal et d'IIasdrubal, nous ont déjà fait connaître les principales roules de terre et de mer, celles qui franchissaient les cols du Centre cévenol pour continuer les lii:nes fluviales, et celles (jui gravissaient les cols des Alpes et des Pyrénées pour prolonger vers les régions du dehors les voies naturelles de la Gaule. On a vu à ce propos que les indigènes et les étrangers connaissaient dès lors les avantages et les inconvénients propres à chacune de ces routes, les difficultés de certaines montées, les lon^^ueurs de certains portages : ils avaient calculé le nombre des étapes ou la durée des jours de voyage; des comparaisons s'étaient faites entre les vitesses commerciales des différents chemins '. Il était su, par exenjpic, que pour arriver de Marseille aux côtes cantabriques, la route de terre, par Porl-Vendres et le pied des Pyrénées, gagnait quelques journées sur la circumnavigation par le détroit de (iibraltar'. Malgré leur préférence pour les voies fluviales et inarilimes, les hommes de ce ltini)S n'hésitaient pas à y renoncer en vue d'un jiliis grantl profit ou d'une diminution des riscjues. Les «langers des courants du Hhùnc le leur faisaient abandonner à Pont-Sainl-
1. CO'snr, m, 9. !0; 8. \ ; ?trnbon. IV, l^. 2 et 3. Cf. p. 3.30.