‹ Histoire de la GauleChapitre 277 sur 718 · ROUTES DE TERRE · texte numérisé non relu

ROUTES DE TERRE

Esprit pour y commencer la marche vers la Loire, et ils n'ignoraient pas cependant que la montée par ce point était plus longue que par la montagne de Tarare, simple écran entre les deux fleuves*.

Cela prouve qu'on pouvait aller vite sur ces routes de terre, et qu'on désirait, parfois, y aller fort vite. Les campagnes de César (08-0 1) nous montreront que les grandes villes de la Gaule étaient réunies par des chemins directs, courant sans interruption à travers les frontières des cités. Paris et Sens, Orléans et Bourges, Gergovie, Nevers et Bibracte, tous les oppida du Centre étaient en communication rapide et constante les uns avec les autres'. César nous raconte que, lorsque les Carnutes prirent les armes à Orléans, l'événement, annoncé et transmis de proche en proche par des cris d'hommes, fut connu à Gergovie^ douze à quatorze heures après : il y avait entre les deux points environ 160 milles, soixante lieues; pour que des messages vocaux aient pu circuler si vite, près de 20 kilomètres <\ l'heure, il fallait que des crieurs eussent été disposés le long d'une route connue, tracée, mesurée* et presque rectiligne^ Les marches des légionnaires, promptes et décidées, l'absence d'incertitude touchant les routes qu'ils ont à prendre, ne s'expliqueraient pas si celles-ci n'avaient été suffisamment larges et nettoyées, et d'un sol résistant. L'armée romaine fit, entre Reims et Soissons, le long de l'Aisne, 4o kilomètres en un jour "^ : cela eût été impossible si les hommes n'avaient eu devant eux et sous leurs pieds que des sentiers ruruux, encombrés d'herbes et défoncés par les

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