IIOL'TES ET VII.I.F.S
norix, Orgétorix l'HeKièle, Coinin rAlr.'bate, nous sommes surpris de voir létenduc de leurs relations dans le monde gaulois'. Il y avait beau temps que les hommes de notre pays ne limitaient plus leur horizon aux frontières de la tribu. Tous ces chefs se préoccupaient sans cesse de ce qui se passait dans des cités diiïérentes des leurs*. Ils avaient des intérêts etdes attaches fort loin du territoire de leur nation* ; ce qui suppose des va-etvient continus sur les grandes routes. Que d'hommes, de bêtes et de charrois elles ont à porter ! Ce sont tantôt les chefs des Suessions (jui partent pour conquérir ou gouverner la Bretagne*; tantôt le peuple helvète qui émigré do Suisse pour s'établir en Saintonge*; ce sont, en temps ordinaire, des ambassadeurs ou des messagers qui s'échangent*, des cortèges de lilles nobles qui quittent la rite paternelle pour le foyer lointain d'un ilicf |missant', jilaideurs et prêtres qui se rendent à l'assemblée du pays carnute*, exilés chassés par des révolutions, ouvriers et cliemineaux cher- • liant leur pain, maraudeurs et ribauds guettant une proie*, et ee sont surtout, hôtes habituels de ces routes, les marchands'".
Sur les conditions économiques et les usages légaux de la matière eommerciale, nous sommes assez mal informés.
Nous savons qu'il y avait d'assez nombreux droits h acquitter, sur les routes de terre, de fleuve et do mer également". Il est probable i\ue ces droits consistaient en taxes de frontières et en taxes de ports : par suite, le commerce préférait les routes «jui