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RÉPARTITION DES PRINCIPAUX CENTRES HABITES

lotal des centres habités de quelque importance, entre le Rhin et les Pyrénées, dépasse de beaucoup ce nombre*. La Tiaule a été peut-être, des contrées de l'Europe, celle qui montinit le plus de routes, de carrefours et de villages, le plus d'endroits oîi les hommes se rencontrent et se groupent avec d'autres hommes -. Il y avait chez les êtres de ce monde un ardent désir de vivre rapprochés sur le sol.

Dès ce temps, les destinées du sol français, dans ses rapports avec les marches et les stations humaines, étaient fixées à peu près partout. Lyon mis à part^ toutes les « croisées » de routes, tous les endroits utiles auxquels leur situation assure quelque prééminence, avaient déjà commencé à jouer leur rôle. Certes, les voies qui y mènent seront plus tard fort améliorées : mais les Romains ne changeront point la direction de ces voies, et ne feront le plus souvent qu'élargir, durcir et ravaler les longs sentiers gaulois*. Les villes ne croîtront pas toutes de la même manière, leur rang respectif changera ; les circonstances politiques de l'intérieur, les relations avec le dehors, lés révolutions économiques, modifieront leur importance ou la nature de leur vie. Mais il n'y a pas de colonie latine ou romaine, de « bonne ville » française qui ne soit l'exploitation d'une situation intelligente trouvée avant Rome'. Les seules bourgades qui disparaîtront sont celles qui, par la hauteur de leur aire et l'escarpement de

1. En 1872, sur 35 989 communes, on en comi)tait 10 583 à moins de 500 habitanls, 10 838 cnlre 500 et 2000, 2508 à plus do 2000 (Iteclus, p. 8'J2).

2. Remarquez le nombre de localités brûlées aux abords de Bourges sur le chemin de César, VII, 15, 1 et 2.

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