ASPECT DE CES VILLES
(Melunl, « la demeure de Metlos», Octodurus* (Martipiy), «la porte d'Octos», c'est-à-dire, pour ces deux derniers ternies, les villages qui se sont formés autour du château d'un grand seigneur. Souvent ces noms rappellent l'impression que les lieux ont faite sur les fondateurs : Uxellodunum-, « la ville-haute », Lugdunum, « la ville » ou « la montagne-claire » ^ Tous ceux-là, d'ailleurs, paraissent empruntés à la langue des deux peuples conquérants, Ibères et Gaulois.
De ces qualificatifs, le plus répandu était peut-être, au temps de César, celui de dumim'' : or, il ne s'applique, chez l'auteur des Commentaires, qu'à des localités importantes, fortifiées et pourvues d'une population nombreuse. La fréquence de ce mot sur le sol français nous rappelle, une fois de plus, que les Gaulois furent des fondateurs de villes, et qu'ils prenaient peu à peu des habitudes municipales : de même que, de nos jours, l'abondance des « Bastide », des « Villefranche » ou des c< Villeneuve » nous fait souvenir des progrès de la bourgeoisie et de la vie citadine dans la France du treizième siècle.