‹ Histoire de la GauleChapitre 328 sur 718 · II. — CÉRÉALES · texte numérisé non relu

II. — CÉRÉALES

Dès lors, du reste, les forêts laissaient place à de larges espaces cultivés, où les terres à blé étaient, sans nul doute, les plus nombreuses*.

La Gaule, comme terre à froment, n'eut point la célébrité de l'Egypte, et elle ne provoqua non plus aucune de ces descriptions enthousiastes que méritèrent les emblavures et les moissons de la Circumpadane et de l'Andalousie ^ Mais aucune des grandes contrées du monde ne présentait sur la surface de son sol une aussi heureuse répartition des terres de labour.

Chaque vallée importante, chaque puissant groupe politique, trouvait la subsistance de ses habitants dans les ressources de ses sillons et de ses greniers. Les terres du bassin de la Garonne produisaient les blés de l'Armagnac chez les Ausques ® et du Toulousain chez les Volques'; le bassin du Rhône et de la Saône montrait au sud ceux du Dauphiné^ et du Comtat', et au nord

Page 1