AUTRES CULTURES
la Gaule ses vignobles et ses vins, la plantation la plus avantageuse * et « le premier aliment pour son excellence » ^. Et cela fait que malgré sa richesse en blés et en prés, elle demeurait une terre incomplète.
Elle ignorait aussi cette abondance et cette diversité d'arbres fruitiers qui feront plus tard la gloire de ses vergers \ De ses légumes, on ne remarqua pendant longtemps que ses oignons et ses ails*, l'asperge sauvage de l'Alsace et du Palatinat% sa criste-marine potagère % le panais \ le chervis des environs de Dusseldorf, racine goûtée de quelques amateurs, et qui ne craignait ni l'eau ni le froid ^ Mais c'étaient aliments médiocres et « menues herbes » : il restait fort à faire pour affiner le goût et pour varier les jardins.
Les cultures industrielles, au contraire, paraissent avoir été, à certains égards, plus diverses et plus savantes : les Gaulois tenaient plus peut-être au luxe visible qu'aux délicatesses de la cuisine'.
Leur sol avait été reconnu très propre à deux cultures textiles fort utiles aux peuples d'autrefois, celle du lin et celle du
T.u/yi, irapy.ojor,;; IV, 30, p. 152 c (Posidonius); Strabon, IV, 1, 5; cf. Pline, XIV, ()8 {pinguius, sucosum); Martial, III, 82, 23; X, 30, 1; XIII, 123; XIV, 118. II devait s'agir de vin rouse.