‹ Histoire de la GauleChapitre 339 sur 718 · Siser de Gelduba (Gellep), Pline, XIX · texte numérisé non relu

Siser de Gelduba (Gellep), Pline, XIX

9. Pline, X.XII, .3-4, a noté, chez les Gaulois, l'importance des cultures industrielles, et notamment tinctoriales, et cela lui sert de prétexte à un beau développement : Gallia... nec quœrit in profundo murices... slans el in sicco carpit, etc.

(lianvre*. Le lin surtout ('tait universellement répandu', et, depui-i la Flandre et le pays de Caux jusque dans le Herry, le Rouerjiuv et le Quercy, chaque peuple montrait ses linières à côté de ses enihlavures et de ses pâturages*.

La Gaule connaissait sa richesse en herbes tinctoriales : elle exploitait notamment ses vastes champs de jacinthes* et les haies de ses airelles*, et elle cultivait en grand son inestimable pastel, auquel le Languedoc devra tant de fortunes, et qui préludait à sa vogue par tout l'Occident*.

Ses champs et ses bois fournissaient d'amples récoltes de simples, d'herbes médicinales et de plantes aromatiques, chères aux guérisseurs de toutes sortes, médecins, sorciers et prêtres : la centaurée des Alpes, qui a la vertu de réunir les plaies'; l'ellébore, dont les chasseurs tiraient le poison de leurs flèches";

1. Le chanvre est cilé dans la n-pion du RliAnc (Alliénéc, V, iO. p. 20<j /). Il «'nt'il pi'ul-Mrt' du pays di-s Allubrojres, l'Isère i^Uinl li- seul déparlcnu-iil do nlt • n-jrioM iinporlaiit pour ccUe culture {Ann., 1U02, p. 540).

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