‹ Histoire de la GauleChapitre 359 sur 718 · VU. - CHASSE ET CHIENS · texte numérisé non relu

VU. - CHASSE ET CHIENS

La chaise fut le coniplt'-rneiit naturel de l'auricuiturc '. C'était la manière d'exploiter les terres qu'on ne cultivait pas, les bêles (ju'on n'élevait pas.

'l ous les Gaulois furent de très grands chasseurs devant leurs dieux*. Quand on composait, sous l'Empire romain, des traités de cynéj^M'tique, on y donnait la place d'honneur aux Celles, à leurs chiens, à leurs lièvres et à leurs pratiques*.

Je ne sais si les Celtes et les Belges, à l'ordinaire soucieux de protocole*, avaient déjà établi une hiérarchie de chasses, comme celle qui se fixa au Moyen Age : chasses royales, de grands .«seigneurs, de gentilshommes, sans parler des chasses niturières et de celles des enfants. Mais en tout cas, il y eut chez eux des «■liasses de riches à grand éijuipage, de simples chasses au lilcl', et toutes les espèces possibles de vénerie et d'oisellerie, le courre, 1<> tin', le piège et ses nombreuses variétés'. Sur ce pays de grandes forêts, par ces temps de vie en |»lein air, dans cette société où dominait une n(d)lesse passionnée, turbulente et intelligente, la chasse était devenue i\ la fois le plus noble «les

1. Co»l pnr ellf (|ii'()liviiT de Serres termine son ouvragf, p. 902 ri siiiv.; Gallon Phii'bus, dans son Livre de Chasse {t'a. Lavallée, ISr»i\ peul fournir d'utiles rnpprorlienienls entre In elinsse gnuloisc el la rhnsse du Moyen Ape; ù ee point de vue épnlenient : Im Chasse royale comiiofée par le ror Charles IX, ùd. Chcvrcul, 18.'7; [(inlT«'t de In Ilriiïnrdiere], Aoiiemu Traité de vénerie, 1742.

2. Je prends eelle expression, pnire que les Colles ne chassaient pas «vi-j Stûv (Arrien. Cyné,jéti<iiie, XS, 1; cf. p. 102. n. 3).

3. Le Irait/- d'Arrien est un v»^ritable pnnéfn'rique de la chasse cellii|ue(cf. p. !02. n. 3). Kl cela prouve que les usages étaient antérieurs h In conquête romaine.

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