‹ Histoire de la GauleChapitre 369 sur 718 · VIII. — PnODLITS DE LA MER · texte numérisé non relu

VIII. — PnODLITS DE LA MER

L'exploitation des rivages et des fonds avoisinants pouvait procurer aux Gaulois des richesses presque aussi variées que la culture du sol lui-même'. Mais il est malaise de dire jusqu'à quel point ils surent la pratiijuer. Nous nous rendons un conipte suflisant du goût des populations antérieures, Ligures ou autres, pour les choses de la mer*; nous connaissons assez bien la pisciculture gallo-romaine. Entre ces deux périodes, l'histoire des pêcheries gauloises nous échappe à peu près complètement.

Il est cependant permis d'afliriiier que les hommes de ce temps ne perdirent pas ce bel appétit des huîtres*, des coquillages et des poissons qu'avaient eu les générations antérieures, et que nous retrouverons chez leurs descendants de l'époque latine. Posidonius, qui vit les Celtes à table, dit que partout ils se faisaient volontiers servir du poisson d'eau douce ou d'eau salée, et qu'ils le mangeaient apprêté au sel, au vinaigre i»u au cumin * (vers 100?). Ils n'étaient donc pas moins gourmet^ en cette matière que les Grecs et les Romains, et que n'importo quel peuple de l'Antiquité*.

Les poissons' les plus estimés des indigènes semblent avoir été le saumon sur l'Océan, le thon' et le muge sur la iMéditer- •ranée*. Du premier, on préférait celui qui remontait les ileuves,

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