XI — MINES
Comme la laine dans le coslume, le métal Iriomjthait «lans rainiemiMit. Habits de lin' et outils de pierre tendaient de plus en ])lus à n'èlie que des survivances d'époques disparues.
Les temps celtiques ont coïncidé, pour la Gaule, avec l'apogée de sa puissance métallique^.
Elle était, disait-on, « le pays où l'or foisonne »'. Jamais ses rivières et ses liions aurifères n'ont été explorés avec tant d'énergie et de succès. Peut-être même l'exploitation en fut-elle alors trop intense : car on verra que des le temps de la conquêto romaine, ces deux sources de richesses commençaient à se tarir.
L'or s'y recueillait de trois manières. Tantôt, il n'y avait qu'à tirer et laver le sable des rivières : ce qui se faisait un j)eu [lartout, et notamment le long du lUiin, dans lanliciue domaine des Helvètes*. Et la besogne était si facile, qu'on la conliait à des femmes ou à des inlirnies . Tartùt, s'il s'agissait de limon aurifère, il fallait bntyer les mottes avant le lavage*: c'était nécessaire, paraît-il, pour certains gisements importants des lits de rivières pyrénéennes^; mais cette tâche ne demandait (|u'un faible effort. Plus dure était l'extraction par voie de mines, par exemple chez les Tarbelles de l'Adour et du Pays lijisqnc, (jui avaient les j>lus riches de la (laule, et chez les