‹ Histoire de la GauleChapitre 392 sur 718 · MINES · texte numérisé non relu

MINES

Volques Tectosages de Toulouse ' : encore les mines tarbelles offraient-elles l'avantage d'être très courtes, le gîte se trouvant à une médiocre profondeur, et elles livraient des pépites assez grosses pour remplir la main'. Le métal recueilli était isolé par la fonte dans des fours; et on remarquait encore qu'il n'avait besoin que d'une légère purification ^ Pour leur donner l'or convoité, « la nature n'exigeait des Gaulois aucune souffrance ))\

L'argent était plus rare. On ne le trouvait en grande quantiiô que dans les mines du Rouergue et du Gévaudan\ Mais sur presque toute la surface de la Gaule, et notamment vers les dernières pentes des Alpes et des Pyrénées®, la présence de galènes argentifères donnait lieu à de petites exploitations locales, humbles « argentières » qui laisseront ce nom à bien des localités françaises ^ L'exploitation de ce métal fut à la fois très disséminée et « très laborieuse » : ce qui était aussi le cas du plomb ^ aveclequel il se rencontrait presque toujours.

Je ne pense pas que ces mines de métaux précieux' aient suffi pour donner aux Gaulois tout l'or et tout l'argent qu'ils

1. Strabon, III, 2, 8; IV, 2, 1; cf. IV, 1, 13; sur l'or en Languedoc, de Genssane, Hist. nat. de ... Languedoc, I, 177G, Montpellier, p. 187 et s. Dans le Maine'?, p. 330, n. 3.

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