‹ Histoire de la GauleChapitre 394 sur 718 · Diodore, V · texte numérisé non relu

Diodore, V

0. Diodore (V, 27, 1) dit qu'il n'y en a pas. Cependant les textes de Strabon (IV, 2, 2) se rapportent bien à l'époque préromaine, et vo\ez n. 6. Celles du Rouergue devaient être a' 'our de La Baslide-l'Évêque près de Villefranche (C. /. £.., XIII, 1530); celles du bévaudan, peut-être à Vialas, qui a aujourd'hui encore son exploitation de plomb argentifère. D'autres existaient sans doute chez les Volques Tectosages (cf. Strabon, IV, 1, 13), peut-être dans la région du Lauraguais ou de la Montagne Noire?; cf. la table de de Genssane, V, p. 3124.

G. Ruisseaux d'argent des Alpes (Posidonius ap. Athénée, VI, 2j, p. 233 e) ou des Pyrénées, t. I. p. 77, n. 3.

'7. Cf. t. I, p. 77.

8. Pline, XXXIV, IGi : Laborîosius... erato lotas per Gallias.

9. Ajoutez, dans cet ordre d'idées, les cscarboucles qui s'exportaient par Marseille ^Théophrasle, De lapidibus, 3, 18; G, 34). Ces cscarboucles doivent être le grenat alinandin « signalé comme particulièrement abondant dans les amphibol'.tes des Maures (p. ex., à La Verne, à Collobrières, au col de Grateloup, à Sainte-

30* LE THAVAIL DE L'HÛMME.

désiraient et que maniiiienl leurs orfèvres. Les caravanes d'Espagne complétaient sans doute leurs provisions de matières précieuses '.

Le vrai mineur gaulois, en ce temps-là, était le chercheur do fer. C'est au centre même de la Celtique, dans le pays où avaient grandi son nom et sa puissance, c'est dans le Berry que s'ahritaient les plus riches mines du pays : les Bituriges, dira plus tard César, sont des hommes fort experts dans l'art de perforer le sol et d'ouvrir des canalisations souterraines'. Qui sait même si l'hégémonie de ce peuple dans le monde gaulois, si les rapides succès de ses chefs lancés à la conquête du monde ne furent pas surtout l'œuvre des armes de fer forgées dans leur pays'? — Après les mines et les ferrières du Berry, on citait celles duPérigord *. D'autres, en très grand nonihre, étaient exploitées chez les Aquitains au sud de la Garonne, et de ce genre d'hommes César nous a également vanté les talents de mineurs \ — On pratiquait, pour atteindre le minerai, les deux systèmes de la galerie couverte et de l'excavation à ciel ouverte

Les mines d'étain des terres vénètes, limousines et autres, étaient-elles alors exploitées"? Nous ne le savons. César parle de nombreuses mines de cuivre dans la région gasconne* : nous

Mnximc\ et dnns l'IsiTO, aux environs de Puint-Sympliorien d'Ozon, de Clialanchos prî'S Allemonl et dans le massif de Bellcdonnc » (noie d'AIhorl .Micliel-Lévy). Je crois bien qu'il s'agit du grenat des Ailohroges, et notamment de celui de S.iint- Symplioricn, qui est près de Vienne et du Ilhîtnc. Sur le jais, etc., p. :MG, n. 2.

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