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CÉRAMIQUE

pour faire sortir de la terre cuite la finesse impeccable de ses vases et la sobre harmonie de leurs dessins. La céramique, qui devint chez les Hellènes une des formes les plus souples du langage esthétique, demeura dans la Gaule la matière grossière des instruments du ménage. Elle ne fut qu'une façon économique et rapide de créer les ustensiles nécessaires.

Les Gaulois exploitaient à peu près partout les terres plastiques', et leurs tombes étaient pourvues des poteries indispensables aux morts. Mais elles sont souvent assez grossières. Dans les sépultures des grands, pendeloques ou colliers d'or, vases de bronze finement travaillés, voisinent parfois avec des pots ou des jarres de la dernière rusticité'. Si on y rencontre un produit d'une céramique supérieure, on peut être sûr qu'il est importé'. Les riches qui désiraient, pour leur vie actuelle ou pour celle d'au delà, une vaisselle de luxe, brillante et ornée, la demandaient aux marchands venus de l'étranger ou aux fabricants d'objets de métal*. On confectionnait chez les Éduens de grosses jattes ou des écuelles en terre, de teinte noire, grise ou rouge, à coup sûr commodes et solides, mais d'épaisseur double et d'une vulgarité d'aspect qui eût fait honte à un potier d'Etrurie ^

Cependant, sur certains points, il se formait une céramique vernissée plus originale, et par la forme de ses vases et par celle de ses dessins. En Belgique, du moins chez les Rèmes, on arriva à produire de grandes urnes à couverte noire, à la panse carénée d'un beau galbe, simple et ferme, aux ornements géométriques tracés en de régulières dispositions*. L'Armo-

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