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JuLUAN. — Histoire (le la Gaule. T. II. — 22

et aux marchands '. Nous trouvons des cachettes de fondeurs de bronze à peu près chez tous les peuples-. En Armorique, chez les nations aulerques et dans la Beljjique, qui manquent de métaux précieux', les colliers et les monnaies d'or sont aussi communs que n'importe où*. Bibracle, un des centres de la bronzcrie gauloise, était un des points les plus distants des gîtes de létain et du cuivre.

L'horizon des producteurs et des industriels, dès ce temps-là, embrassait tous les marchés de nom gaulois, depuis la Tamise bretonne jusqu'à l'Elbe boïen et au Danube volque. De Bretagne, par exemple, les Celtes et les Belges recevaient l'étain et les grands chiens de guerre'. Ils y importaient du bronze*, des bijoux, de la verroterie et autres objets de pacotille", et sans doute aussi le pastel du Languedoc, nécessaire pour produire les peintures ou les tatouages de couleur sombre où se complaisaient les indigènes de l'Ile*. Des bords de la mer du Nord, l'ambre a pénétré dans toutes les demeures ou les tombes des riches, et s'y est rencontré avec le corail apporté du Sud.

Ces mômes marchés gaulois, nous l'avons vu, s'ouvraient aux caravanes venant des contrées de langue étrangère, d'Italie*, d'Espagne '°, et surtout de Marseille.

Par .Marseille" arrivaient les objets d'importation les plus demandés des indigènes : c'était le vin d'abord, la boisson aristocratique, soit celui des côtes provençales, soit celui de l'Italie, transité par la ville phocéenne. Pour le vin, les riches faisaient

2. Musée de Sainl-Gormain, V, Ht iiinrh, Catalogur, p. l;i.) et mhv. I*. 3ti.'), r. 3.

3. Pcul-élre, toutefois, y eut-il di-s mines d'or dons le .Maine, HufTon, Hi$l. nat. des minéraux, III, 1783, p. 18.

4. Hlaiirlict, p. 30:! et suiv. ; Saint-fiennnin, VI, 20. Heinacli, p. 153.

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