Chevoux ondroci'phnies, tahles de de La Tour, p
ductions, non de scènes réelles, mais de croyances populaires ; elles font appel aux forces monstrueuses ou divines que l'imagination militaire donnait comme auxiliaires aux combattants ' . La guerre qu'elles évoquent se passe dans la légende ^
Pas une seule fois non plus, que je sache, nous n'assistons à un épisode de combat ou de meurtre. La victoire apparaît sous la forme de ce qui en était le butin et le symbole, la tête coupée de l'ennemi. Le type le plus fréquent sur les monnaies de l'Ouest, et peut-être le plus original de Fart monétaire gaulois, représente une tête énorme, d'aspect farouche, aux cheveux ornés de cordons de perles et tordus en spirales, aux orbites démesurées encadrant des yeux grands ouverts : elle paraît ne plus appartenir à un corps humain, mais reposer sur un socle ou un support ^ : à côté voltigent souvent, attachées à des chaînes, des têtes semblables, beaucoup plus petites*. Je vois là, non pas la face d'un dieu", mais une tête monstrueuse servant d'enseigne de guerre, et flanquée des têtes des vaincus coupées en son honneur et suspendues autour d'elle ^
C'est qu'en effet le monnayage gaulois semble fait surtout pour l'exaltation de la guerre, ou, mieux, du culte militaire. On devait émettre un plus grand nombre de pièces au début et dans le cours des campagnes; il fallait solder des mercenaires, payer des ouvriers, soutenir le zèle des clients et l'obéissance de la plèbe : la monnaie était un instrument de combat. Aussi présentait-elle l'image des marches, des batailles et des victoires.