ALPHABETS. 3T
gaulois sur leurs pièces, des lapicides de toute espèce sur la pierre, ont eu à écrire les mêmes mots en des temps et des pays très divers. Ils ont procédé à l'écart les uns des autres, et, à une ou deux lettres près, les graphies sont identiques. César écrira Vercingetorix et Dinnnorix, lorsqu'un graveur a mis Vercingetorixs et Dubnoreix^ : mais ce sont là différences insignifiantes, et rares d'ailleurs. Les mots gaulois entrent presque toujours avec une incroyable facilité dans le moule des notations et des rythmes des langues méditerranéennes*.
On peut donc supposer que le gaulois, comme ses deux voisines plus civilisées, était une langue habilement articulée» assouplie aux flexions, riche en cas et en modes, apte à nuancer l'expression, aisée et perfectible. Elle ne sera un obstacle ni à la diffusion de la vie intellectuelle ni à la pénétration de la culture méditerranéenne.