‹ Histoire de la GauleChapitre 488 sur 718 · Strabon, IV · texte numérisé non relu

Strabon, IV

4. Peut-être dès le m* siècle, si les lettres AP désig-nent les .\rvernes, et que les pièces soient antérieures à 200; Cab. des Med., 301i et suiv. (Muret, p. 318;; mais cf. ici, p. 339, n. 3.

ne leur interdisait, semble-t-il, aucune prescription religieuse '.

Comme ils avaient' aiïaire surtout à des Grecs, ce fut leur alphabet qu'ils adoptèrent-. Et les caractères lielléniques, (jui avaient déjà conquis l'Italie étrusque et latine', ajoutèrent à leur empire occidental une région plus vaste encore ; on s'en servit jusque dans les pays du Rhin et du Mein, à la lisière do la forêt Hercynienne*.

Leur domination était fort solide \ Car les inanliaiuls ne furent pas les seuls à utiliser les lettres écrites, et elles ne servirent pas uniquement à des comptes et des engagements de caractère privé ^ Elles reçurent une sorte de sanction ofllcielle des doux grandes puissances qui gouvernaient alors la Gaule, les prêtres €t les Mtés. Les druides recouraient à l'alphabet grec quand il «'agissait d'actes publics" ; il fournit les plus anciennes légendes . des monnaies"; on établissait avec son aide, enlin, les étals do recensement des citoyens et des soldats'.

Grâce à l'usage courant de l'écriture, les Gaulois commencèrent à avoir de véritables archives, privées et publiques. César put connaître les effectifs de ses ennemis par les laides (ju'il trouvera dans leurs camps '". C'est ainsi que les Helvètes et associés avaient couché par écrit la liste de leurs 368 000 émi- ^-^rants, divisés en quatre catégories, soldats, enfants, vieillards

Page 1