LES FUNERAILLES
qu'ils avaient reçu après leur naissance' : c'étaient des noms, comme a dit un Romain, « composés pour inspirer la terreur » -.
Ceux qui étaient formés à l'aide du radical <?/>-, « cheval », ne sont point rares : Epathmiclus, Eporedon'x^, et le cheval fut chez ce peuple un des attributs de la noblesse. Diviciac, « le Divin » ou « le Voué au Dieu », se trouva être et le nom d'un roi et le nom d'un druide *.
Chez les Romains, prénoms ei surnoms. Quintus ou PrimuSj Albus ou Xiger, étaient surtout des allusions au passé ou au présent : je veux dire qu'ils rappelaient un incident ou le rang de la naissance, ou la conformation physique qu'on avait le plus remarquée. Et sans doute, les Gaulois en avaient aussi de ce grenre : Cacarus. « grand ». et ses dérivés, Cavarinus, Cavarillus^. Mais ils préféraient entre les noms ceux qui servaient d'augure à l'avenir, qui étaient conmie des talismans appelant une certaine destinée, provoquant la gloire et la force. Ces noms donnaient un élément de plus à la personnalité de ceux qui les recevaient.