‹ Histoire de la GauleChapitre 526 sur 718 · Cfsar, V, 54, 2; Vil, i' . -. I, c, S:3 e» suit · texte numérisé non relu

Cfsar, V, 54, 2; Vil, i' . -. I, c, S:3 e» suit

guerrier prêt pour un combat soU-nnel ' : 1 ensevelisseinenl n'a point été pour lui la rointrgration de son corps dans le milieu gf'ntiljce de ses ancêtres, mais une manière de se disposer à montrer à nouveau sa valeur propre.

Bien peu de choses, dans ces lombes et dans les cérémonies funùbres, rappelle les liens du sang et de l'alTection familiale. Quand le Gaulois ne glt point seul, c'est d'un écuyer ou d'un serviteur qu'il semble accompagné*. Au second siècle*, lors des funérailles d'un grand, tout ce qui était le cortège de sa grandeur, bijoux, vases et êtres vivants, doit l'accompagner dans l'autre vie : et on brûlait sur sa tombe, après le service funèbre, les meilleurs de ses esclaves, les plus chers de ses clients, ses animaux favoris*. Si, peu de temps avant César, l'adoucissement des mœurs avait aineiié la suppression des sacriûces funéraires, ttii iTcn jetait pa>^ iiidIms dans le bûcher les bêtes et les objets précieux. Los funérailles étaient dos cérémonies coûteuses où d(> véritables trésors s'engloutissaient dans les flammes ^

l*arfois, peut-èlre, la maison du mort était incendiée, disparaissait avec lui, lui servait de bûcher. Tout cela formait sa glorification flamboyante. .Mais par là môme on faisait bon marché des intérêts de sa famille et de la durée de sa demeure. On brûlait son habitatif>n comme on eût brûlé sa tente". La sainteté et l'éternité du foyer domestique, fixé sur le sol. n'étaient pas un dogme accepté de tous.

1. Tombr de La «jorpr-MoilIpt i'Sommc-Tourhc\, Marne; IVinarli, Guide illustrf , p. 1)0-1); loin l>c de Suionie-Biuiino, .Marne, Uvad et Smith, p. 50; et let> ouvrage» cilt^s p. 2r.ii, n. 1.

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