Cf. t. I, p. 3:38 et suiv
3. Ii;-:u.r,-/.E'.ç, Diod., V, 28, 1 (tous les Gaulois) ; cf. 32, 2; Strabon, IV, i, 3 ; cebioris staturœ, Amm., XV, 12, 1. De même, César, II, 30, 4 (à propos des Aduatiques, qui étaient d'origine transrhénane, mais disant cela, de plerumquc omnibus Gallis).
4. Taï; cî Tap;l y.i9o--po'. xal lvjv.oi, V, 28, 1 (tous les Galates) ; candidl paene omnes, Ammien, XV, 12, 1; r, Tùiv Kî/tùv Xsjy.ôrr,;, Galien, De sanilate luenda, 1, 5, Kiilin, VI, p. 21: id., De temperamentis, II, 6, Kuhn, I, p. G27. Diodore (V, 32, 2) insiste sur la blancheur des enfants, qui s'atténue avec l'âge. Niveas ulnas des femmes, Ammien, XV, 12, 1. La tendance des Gaulois à engraisser est notée chez Éphore (Strabon, IV, 4, 6; mais on peut aussi penser qu'il s'agit ici des Ibères et non des Celtes, cf. Nicolas de Damas, fr. 102, 2) et Galien {De simpl. medic. temperamentis, II, 20, Kiihn, XI, p. 513). On leur attribuait de supporter mal les lavements actif.» ou acres, lesquels, disait-on, ne convenaient ni aux femmes, ni axix gens faibles, ni aux eunuques (Oribase, Vlll, 24, Daremberg, II, p. 213).
5. Zavfjo;', Diodore; rutili, Ammien, qui parait bien avoir sous les yeux la mémp source que Diodore. Flat'us Carnutus, Tibulle, I, 7, II. Sur les lluténes, p. 30, n. '2. Fulvus et Jlavus reviendront chez Claudicn, sans doute comme réminiscence du type consacré (cf. p. 4i6j; De cons. Slil., II, 240; In Ruf., Il, 110.
il6 TEMPERAMENT.
rt'gard farouche', ce type du Celte, consacré par dix générations de chroniqueurs et d'artistes, régnait toujours sur le marbre et la poésie', et les traditions d'école le perpétuaient indéfiniment. Il fait désormais partie de la phraséologie littéraire et des modt'Ios d'alt'liers.
Cola même nous donne le droit d'émettre quelques réserves sur l'exactitude de ce portrait, ci de nous demander s'il convenait bien à tous les Celles et à tous les Belges que César eut i com« battre.
Qu'ils fussent moins noirs de chevelure que des Espagnols et des Italiens, cela était naturel. Mais d'une part, beaucoup de Celtes paraissaient blonds qui ne l'étaient qu'à force do lavages* et de teintures*. Et d'autre part, le terme de blond n'a jamais, dans les descriptions populaires, qu'une valeur relative : il v a des degrés infinis dans les tons fauves ou jaunes, et on no tardera pas à reconnaître que les Germains étaient plus blonds que les Gaulois*. Pourtant, beaucoup de Gaulois descendaient d'hommes de même origine que les Germains : mais le mélange avec les Ligures, le contact des terres chaudes du Midi a pu tourner graduellement les chevelures vers des tons moins clairs et une couleur moins ardente ^
Etaient-ils tous aussi grands (ju'on voulait bien le dire? Les peuples ont toujours une tendance à exagérer la taille des hommes qui les ont combattus : les Grecs ont transformé en géants les ennemis de leurs dieux. Et cette réputation <le grandeur s'imposait d'autant plus à propos des Gaulois que, suivant
1. [.nmimim lonùtate tcrribiles, Ammien: Tf,v «p4aO'}<iv »aTan).rjxTixo!, Diodorc, V, 31. 1.