‹ Histoire de la GauleChapitre 545 sur 718 · Strabon, VII. I · texte numérisé non relu

Strabon, VII. I

S. T. I, p. 341 et suiv.

guerres de l'indépendance n'apporte pas tout à fait la même impression. Ces hommes qui ont culbuté à Geri:ovie les c«'nturions de la vni* légion, ces fantassins qui se sont battus pendant deux jours au pied d'Alésia, épuisés cependant par un moi? d'attente et de faim, les Nerviens de la Sambre, les Bellovaques de l'Oise, ces insaisissables cavaliers qu'ont été Ambiorix riîburon et Comm l'Atrébate ', paraissent des chefs-d'œuvre de complexion physique, égaux aux meilleurs des légionnaires marses ou samnites. On disait que les Belges étaient les plus robustes de tous les Gaulois* : mais il ne manquait pas de Celtes, au sud de la Marne, qui leur ressemblaient, et l'acharnement des Cadurques dans Uxellodunum dénote une ténacité phvsique comparable à celle des indigènes de la Flandre et de la Moselle \

Nul doute que dans l'ensemble, les membres des fantassins romains ne fussent plus rompus à la fatigue, et surtout à des fatigues plus diverses, à la marche, au remuement des terres, au nianienient prolongé des armes, au port des fardeaux*: tous les muscles avaient été également exercés, soumis à un entraînement savant et continu. C'étaient cette science et cette expérience qui faisaient défaut à leurs adversaires. Mais c«ux-€i, do par leur nature, ne sont point incapables d'acquérir l'une et l'autre, et de se former des corps vigoureux, durcis et résistants*. Ils pourront même un jour devenir, sous la discipline de chefs entendus, les plus endurants des soldats de l'Occident*.

1. r.isar. VII. 48, 30 cl 51; VII, 81, 84 clSG; U. 22-27; VIII. IG-IQ; VI. 43; VIII, 24; VIII. 48.

2. Surlout, sans doulr. parce que IVlal de guerre ôlnit plus fn^quenl ciici eux; CoiMir, I, I, 3; II. 4, 2 el 3; ^Irnboii. IV, 4. 2 cl 3 ; Diotlore. V. 24. 3 GalaUs, éponjmc des Galates ou des Belges, ::oÀJ «poij^svTsi tûv Jaoî'jvûv iptT^ n ^'-x^* *•'

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