‹ Histoire de la GauleChapitre 547 sur 718 · Page · texte numérisé non relu

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3. Diodore, V, 28, 2; Strabon, IV, 4, 3. Celte coiffure me paraît se retrouver dans quelques figures de monstres des monnaies, Cab. des Méd., 6720, C953.

4. Diodore, V, 28, 3. Crixus le Cisalpin porte la barbe, Silius, IV, 240. Barbiche de la téfe des monnaies Andecom., Cab. des Méd., G342. Moustaches relevées en croc, id., 5993-0. Mais, à part de très rares exceptions, on ne peut faire état des monnaies, où les têtes ne sont presque jamais des portraits (cf. p. 3.j3, n. 1). Je crois cependant qu'on peut tenir compte des barbes des Nautes parisiens (/îeu. des Et. anc, 1907, pi. 13), qui doivent être en costume traditionnel.

5. En temps de deuil, au moins chez les femmes, on laissait les cheveux épars (César, Vil, 4S, 3).

6. Diodore, V, 30, 1 ; Strabon, IV, 5,5; Appien, Ccltica, 12; Properce, V, 10,40-43; cf. Silius, IV 154-0.

liers et les bracelets aux couleurs rayonnantes, les étoffes brodées d'or ou teintes de pourpre, étaient des cadres faits à souhait pour leurs corps propres et neigeux'. L'habitude faisait répéter aux écrivains que les Gaulois étaient terribles à voir : la description qu'ils en donnaient laissait une pensée différente. Quand Virgile nous montre le Celle, « la chevelure dorée, vêtu d'une tunique d'or, recouvert d'un manteau aux raies de mille couleurs, un collier d'or entourant son cou d'une blancheur do lait » -, nous ne songeons pas à quelque guerrier sombre et farouche, mais la sensation nous arrive d'une image élincelante et joyeuse.

Par malheur, ces gens-là se tenaient fort mal à table. D'abord, leurs moustaches pendantes retenaient des débris de nourriture et tamisaient la boisson, ce qui dégoûtait les étrangers*. Puis, ils mangeaient gloutonnement, « à la manière des lions », déchirant les viandes de leurs deux mains, y mordant à pleines dents*. Enfin, la vue et l'odeur du vin leur faisaient perdre toute dignité j»liysique\ Ils ne s'étaient point corrigés depuis les aventures du Latiuni : ils demeuraient aussi fieffés ivrognes que les plus rudes des Barbares. Le plus souvent, bien entendu, ils buvaient pur : car mêler leau et le vin, disaient-ils, c'était s'empoisonnera Au premier abord, ils paraissaient sobres et modérés : ils n'absorbaient que de petites rasades, la valeur d'un gobelet^. Mais ils revenaient sans cesse à la boisson*, jusqu'à l'ivresse, le sommeil ou la démence. Le commerce avec l'étranger, l'invention de liqueurs de toute sorte ', développèrent le

1. Quiddam simtU- nivibiis. Florus, I, 20 JI, 4), 2; cf. p. 413, n. 4.

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