Discours d'Ambiorix, V, 27, i-0 : cf. IF, 1, 3 et
4. César, VI, IS. I ; Aintoien, XV, 9, 4. T. II, p. 121 et 127, t. I. p. 227.
4iV INSTITCTIONS COMMUNES.
qu'il avait enfin hàti, au cœur de la contrée, la grande ville sainte d'Alésia, sanctuaire destiné à la vénération de tous les Celtes'. Les autres montraient la grandeur et la richesse du biturige Ambigat. roi de la Celtique, dont les neveux avaient ronquis les terres du Midi*. Enfin, les récits qui circulaient sur les migrations gauloises faisaient partir toutes les bandes victorieuses de la Gaule elle-même : elle était la mère des envahisseurs du monde, et ce fut à elle, foyer souverain du nom celtique, quB les vainqueurs, disait-on, renvoyaient la meilleure part du bulinV
En Gaule même, de très vivaces institutions perpétuaient le respect de l'unité traditionnelle.
Ce qui, dans le monde antique, liait intimement les peuples, ce qui faisait d'une société autre chose que la conjuration d'un moment, mais la transformait en une personne éternelle et indissoluble, c'étaient les rapports réciproques d'hospitalité, de commerce et de mariage, et c'étaient les rassemblements périodiques autour de dieux, de prêtres et de sanctuaires communs. Or, il y avait on Gaule, d'une frontière à l'autre de ce grand pays, des H'iations continues d'amitié et d'accueil * : les marchands jouissaient des mêmes avantages chez tous les peuples'; les unions matrimoniales pouvaient se faire de l'un à l'autre, des E<iuens aux Helvètes ou des Bituriges aux Eduens*; enfin, de grandes forces morales s'imposaient également à tous.
1. Diodorp, IV, !9, 1 : '0 ê'ojv MipxxXr,;... xxTavTT.aa; el; -v RiXtixtiv xai sâaav t;ic)0(ôv, xxTi>.v7! (xiv t»; ffvivf,9ci{ icapavo^:a; xai (c-voxTOvîa;, ito>.).oû l't nVr.Ôoy; ivOpwKwv ex ravTo; cOvo-j; Ixovffîwc O'jTTpaTtvovTo;, txTtat îtoXiv iv<|i£vi6r, tf.v èvoiJia;o[icvr,v.... 'AXr.friav. 2 : 01 iè Kc)To't |it/pi lâwSe twv xatpiv Ti|xûai taJrr,>i TT,v «V/iv [cf. p. 44.1. n. 4]. T. II. p. 14S. 164 cl p. 120. n. 8.