Voyez le discours d'Ambiori.x, V
5. Cf. l'Iine, .Wll, 47, qui, il est vrai, peut parler surtout de !a rive cauche. 0. T. I, p. 54-5.
7. César (IV, 3, 3) parle d'un état de choses anlérieur u l'arrivée des Suives, (nii a itiangé toutes les conditions du pays (cf. t. III) : Ubii, quorum fuit cicilas amj<la
468 LES DIFFÉRENTS PEIPLES.
Germanie, un premier foyer de travail et de culture. Si les peuples d'au delà demeurent tranquilles, il peut se former, dans les grands massifs ardennais et dans la Prusse rhénane, une Germanie sédentaire, intelligente, active et avisée, modelée sur la Gaule. Celle-ci regagnera par son influence le terrain qu'elle a perdu par les armes.
Ainsi, les populations des trois contrées voisines débordaient sur la Gaule, les Ibères au nord des Pyrénées, les Ligures ;\ l'ouest des Alpes, les Germains par-dessus le Rhin
Les seuls qui pussent devenir agressifs et dangereux étaient les Germains, qui s'appuyaient sur d'immenses réserves d'hommes. Ibères et Ligures n'étaient plus que les vestiges de puissances disparues. — Il est vrai (juc derrière eux, en Espagne et en Italie, se tenaient les Romains.
En revanche, la civilisation gauloise avait une vertu d'expansion qui ne lui faisait rien redouter de ces contacts étrangers. Elle gagnait les Ligures; elle pénétrait en Germanie. La culture ibérique ne lui faisait concurrence que dans les lointaines vallées au sud de la Garonne. Et cette civilisation régnait en souveraine sur la masse compacte des terres et des cités maritimes et intérieures.