César, I, I, 3; II, 3, 4; II, 4, 2 et
6. I, 1, 3; II, 4, 2 et 3; VIII, 24, I ; ici, p. 417, 418, 422.
le plus rares, et les morts devant l'ennemi le plus fréquentes*. Les Belges seront les seuls à lutter sans relâche pour l'indépendance : ils se lèveront les premiers, en 57, ils céderont les derniers, en ol, et encore quelques-uns d'entre eux réussirontils à demeurer libres, soit en vivant hors la loi dans la furet des Ardennes ou les marécages de Flandre, soit en cherchant asile de l'autre côté du détroit*.
Dans ces pays du nord, froids, humides, hérissés de bois et tachés de vastes palus*, la civilisation avait crû plus lentement. On y voyait moins souvent venir les marchands, porteurs do denrées et d'objets de luxe, avant-gardes des peuples elTéminés'. La religion gauloise y conservait des formes ailleurs disparues et voisines de celles que conservaient les Germains : en Belgique, le dieu national ressemblait plus à un Mars qu'à un Mercure, les cultes et les mythes solaires ou astraux gardai«'nt encore tonte leur puissance, les divinités maternérlles des sources étaient plus nombreuses et plus adorées'". P'us on s'éloignait vers le nord, plus la vie municipale se faisait rare. Nulle part on ne rencontrait de villes très grandes ou très célèbres, comme le furent Besançon, Bourges, Alésia, Oergovie et Bibracte*. La principale forme de groupement humain était le village et surtout la fermée Çà et là s'élevaient des redoutes (cast^llti), analogues à celles des peuples de montagnes*. Les tribus ne se rapprochaient point partout en peuplades, ce qui était la
1. César, II, 8-33; III, 28-2'.i; IV. 37-;)S; V, -'O-TiS; VI. 5-S, U; VIll. 06-23. 45-48.
2. V.iir In nnl«< préc.«.lcnlc. r>8.ir. II. 1, 1 ; VIll. 4,'S et 48; VIII. 24; S.iliii>lo. fr. 1, 11, MaurciibrerhiT j Fronlin, S(riitn<iin\rs, II, i:i, 1.
:J. t. I. p. 93 el suiv.. p. 100; cf. Vidal de La Ulachc, p. 13».