‹ Histoire de la GauleChapitre 630 sur 718 · Cf. César · texte numérisé non relu

Cf. César

et les forêts meusieiincs, et qui descendent lentement vers la •Seine en rejjardant sur Paris'.

C'est dans cette région si artistement découpée que le mot de Belges avait pris, sinon naissance, du moins vigueur-. Du fait de leur j);iys, ces peuples étaient les plus riches, les plus populeux et les plus actifs de la Belgique entière, les plus mêlés aux alTaires générales de la Gaule.

Mais, comme on l'a vu, la Belgique se tenait presque partout à quelque distance de la Seine ^ Elle ne touchait ni Sens, ni Melun, ni Paris, ni sans doute Rouen. Ces Belges du bassin parisien étaient exclus de leur centre naturel : on eût dit des lamelles d'éventail séparées delà virole qui les groupe.

Aussi y avait-il contradiction entre la nature du pays et son état politique. Par le réseau de ses routes et j>ar les agréments de ses cultures, il était fait jtonr une vie laborieuse sous une <lirection commune. Il se débattait, au contraire, dans l'incertitude d'une souveraineté, et ses tribus, rivales les unes des autres, ne savaient où prendre le lien (jui los unît*.

Trois peuples avoisinaient l'Océan, et btiinaiont comme une luanbe entre le bassin de la Seine et les bas-fonds flamands : les Alrébales^ groupés autour d'Arras*, le long de la Scarpe et des ruisselets qui découlent de l'hémicycle des collines artésiennes; les Ambiens", qui descendaient la Somme depuis Bray, et dont la principale ville. Amiens ou Samarobriva*, devait son n<jn> et son existence au jioiil ([ui croisait la rivière, leur roule

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