‹ Histoire de la GauleChapitre 635 sur 718 · Voyez, leurs relations avec la Bretapne, II · texte numérisé non relu

Voyez, leurs relations avec la Bretapne, II

S. Là eut lieu la première bataille entre ('.'s.ir et les Beljres en 57. II. 0 et 10 1^ frontière entre Itèiues et Suessions devait Mre en aval, vi^rs Ponl-Arcy, II. 12. 1.

U. Le BcauTaisis ne parait pas avoir '|uiUé la rive droite.

BELGES DU BASSiN DE PARIS. 483

de la plus grande route de l'orient gaulois, celle de Reims, Valmy, Verdun, Metz, Saverne et Strasbourg'. Si les Bellovaques étaient plus fiers et plus braves, les Suessions eurent un des rois les plus justes et les plus sages de la Gaulée Enfin, si le Soissonnais produisait moins de soldats \ il possédait les plus riches domaines à céréales, les plus gras pâturages que Ton put voir alors dans toute la Belgique*; et de son plateau élevé (quelque « mont » près de Soissons), Noviodiinum ^ , leur principale forteresse, dominait et protégeait les moissons, les prés et les belles « terres franches » qui s'allongeaient dans la large et droite vallée.

Autour de ces deux puissances qui, chacune de son côté, guettaient le chemin de l'Oise, se groupaient, suivant leurs intérêts ou leurs craintes du moment, les moindres peuplades ou les tribus du voisinage. Au temps de César, les cités proches de rOcéan, Calètes, Atrébates et Ambiens, étaient surtout sous l'influence bellovaque*^. Dans la génération précédente, les Suessions avaient eu plus d'autorité ^ D'eux dépendaient d'ordinaire les tribus environnantes, d'ailleurs à demi parquées au milieu des bois par lesquels l'Ardenne se prolonge jusqu'aux portes de Paris : dans la haute vallée de la Somme, les Viromandues du Vermandois, nombreux et braves, qui faisaient suite aux

1. Cf. p. 477, n. 5. Route, suivie par César en 57, de Reims vers Soissons nf. p. 481, n. 1\ IF, 12. — Celte roule rejoint à Reims celle du .Midi (cr. p. 485, n. 9).

Page 1