‹ Histoire de la GauleChapitre 707 sur 718 · César, II, 3, 5 ; 4, 5 et 7 ; cf. p · texte numérisé non relu

César, II, 3, 5 ; 4, 5 et 7 ; cf. p

544 L EMPIRE ARVEIINE.

frontière du Rljin', et les Allobroges sur celle des Alpes*; les Vénètes groupent autour d'eux une aniphictyonie maritime*. Mais par-dessus ces empires régionaux, les quatre peuples du Centre peuvent concevoir des espérances sur la Gaule entière.

Dans quelle mesure se sont-ils partagé, disputé ou transmis lautorité souveraine, entre le temps de l'invasion celtique et celui du passage d'IIannibal, c'est ce que nous ignorons.

Les Bituriges passaient, nous l'avons vu, pour avoir « donné son roi à la Celtique » * : c'était vers l'époque où elle voulut conquérir le monde (ioO-400). — Mais ils étaient trop à l'écart do la Loire et des grandes roules commerciales, l'assiette militaire de leur territoire était trop faible, pour qu'ils pussent se maintenir dans ce rôle périlleux*. Ségovèse et Bellovèse partis, il n'est plus question de l'empire gaulois des Bituriges (vers 400).

La prééminence divine des Carnutes*, celle d'Alésia cliente do^ VAuons\ sont peut-être les survivances religieuses de fédérations politiques, qui auraient succédé à celle des Bituriges (400-218?) : toutcomme Albe la Longue, d'abord souveraine du Latium, finit par n'être que son foyer sacré. — Mah les Carnutes, peuples de bois et de terres ouvertes*, les Eduens, trop éloignés du Midi' et de l'Atlantique, ne réussirent pas à faire vivre l'unité militaire de la Gaule, en admettant qu'ils aient tenté cette œuvre.

Les Arvernes surent l'accomplir au temps de la guerre d'Hannibal.

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