Dubiaj possessionis solum. Tac., Germ
3. Stipitibus magnis in modum muralis sepis funditus jactis atque connexis. Spartian., Adrian., 6. — Vallum aut murus. Id., Sever., 73.
4. Agri decumates (Tac, Germ., 29); expression évidemmoiit synonyme de decumanus ager, employé par Cicéron pour désigner les terres qui devaient aux Romains la dîme de leurs fruits. On peut consulter là-dessus une note de M. Burnouf, dans son excellente traduction de Tacite, Germ., 29.
5. Pfister, Hist. d'Allem., trad. fr., I, 230. — Schœpfl., Aïs. illustr., I. — Cf. Wersebe, Ueber die Vœlker und Vœlker-bundnisse des alten Teutschlands ; Hanov., 182G, p. 55 et suiv. , 172 et suiv. — Ce mur, dont quelques débris subsistent encore, est appelé par les Allemands Pohlgraben ; il renfermait les pays actuels de Wisbaden, de Wurtemberg et de Souabe.
FJVRR II. —CHAPITRE I. IIT)
passage aux barbares, et pour protéger la navigation ^ Voilà ce qu'était la limite proprement dite. Mais l'événement qui avait acquis aux Romains les terres décumates se reproduisait incessamment sur vingt points à la fois, au delà du Rhin et du Danube. Dès qu'un poste avancé était établi pour les besoins de la guerre, des Gaulois ou des Pannoniens accouraient, se mettaient à défricher par droit de premier occupant, et Rome ne manquait pas de s'apercevoir tôt ou tard que la propriété était douteuse. Parfois aussi de hardis aventuriers allaient essayer, par delà la dernière ligne de postes, quelque usurpation qu'il fallait ensuite protéger. C'étaient, suivant le mot de Tacite, des golfes que l'Empire jetait çà et là, comme une mer débordée, aux dépens de ses rivages ^. On y installait des vétérans des légions et des barbares pacifiés, quelquefois même des tribus entières que l'on y transplantait de gré ou de force. Rome, par ce procédé, se trouva maîtresse d'une large zone de pays en dehors de sa limite fixe ; elle eut une limite transrhénane et transdanubienne, seconde frontière incertaine, flottante, qui s'étendait ou se resserrait suivant les chances de la guerre, mais qui servait à couvrir l'autre ^
Qu'on se figure, s'il se peut, le mouvement d'affaires et d'intrigues qui agitait incessamment cette zone de demi-civilisation et de demi-barbaiie, où le Romain germanisé et le Rarbare imitateur du Romain se rencon-