‹ Histoire de La Gaule, sous la domination romaineChapitre 305 sur 454 · Provincial imperatoriae vel Csesaris · texte numérisé non relu

Provincial imperatoriae vel Csesaris

23 faisant des lois, imposant des tributs, rendant la iustice, sous le seul contrôle de l'autorité impériale, qui le nommait et le révoquait à son gré, et un procurateur, officier fiscal dépendant du lieutenant, composèrent l'administration supérieure des provinces réservées par Auguste1. C'était une véritable dictature ; mais une dictature était nécessaire aux opérations que l'Empereur projetait dans la Gaule. Afin de lui donner pour le moment un surcroît de force, il se rendit lui-même à Narbonne, où il convoqua, sous sa présidence, l'assemblée générale des cités transalpines.

Il s'occupa d'abord de la Narbonnaise, qui réclamait bien des réformes. L'esprit de cette province, pendant les guerres civiles, avait été fort hostile à la famille des Césars : sous le père, elle s'était montrée pompéienne ardente; sous le fils, elle avait continué d'être ennemie ou suspecte. Auguste ne négligea rien pour prévenir les craintes ultérieures, pour calmer et éteindre les ressentiments; il y réussit par un mélange de faveurs et de mesures de sûreté sagement combinées. Son premier acte fut de consacrer un temple à la clémence et à la jusiice de J. César-; voulant par là rappeler à Massalie que le dictateur l'avait jadis épargnée; à la Province, que, s'il l'avait traitée avec quelque rigueur, les lois et les nécessités de guerre l'autorisaient à plus encore. Ensuite il fonda, en plusieurs lieux, au nom de son père et au sien, des colonies tirées des armées : Arausio, chez les Cavares, reçut des vétérans de la seconde légion 3; Forum

1. Dio, un, 14, 15, — Tac, Agric, 15. — Id., Ann., xn, 23; xv, 44. — Suet., Claud., 12; Vesp., 4.

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