COMPTE D’APPOINTEMENTS DE JEAN DE SIEGEN
( Écrit de sa main. Août 1625. dam. Arch. )
Ce compte concerne ses appointements; on y remarque : So dan weitters wegen seines Sohns Johan. v. Siegen, den i3 martii an. 1625, an 5o thalers. 2.) 20 fév. Jean de Siegen est envoyé avec un certain Dallmüller au landgrave George, avec ordre de l’aller chercher à Darmstadt ou à Marburg. 3.) 2 sept. Le landgrave Moritz annonce aux différents chefs du Ritter-Collége que Caspar Philippe de Siegen, fils du conseiller Jean de Siegen, lui demande de sortir du collège pour éviter la peste qui règne alors à Cassel, ce qu’on doit lui accorder, s’il a en même temps l’autorisation de son père; que, quant aux subsides qu’il demande pour aller étudier à une université, ils doivent le rappeler à l’économe, et, si celui-ci n’a pas de fonds, il autorisera le président de la Chambre à les fournir. Le jeune homme peut en outre emporter avec lui son équipement. Il leur ordonne ensuite de faire transférer tout le collège dans son château de Carthaus ou de Ilasungen , et de choisir lequel des deux endroits convient le mieux. — Le landgrave signe et ajoute un impromptu de huit vers latins sur la circonstance. 4.) 5 sept. Le decan et les professeurs répondent à Moritz, sur la translation du collège, qu’ils préfèrent le premier endroit (Carthaus, au sud-ouest de Cassel, sur la route de Francfort); que, quant à ce qui regarde la démission de Caspar Philippe de Siegen, pour entreprendre son voyage, ils obéiront à ses ordres.
Le landgrave annote en marge « qu’ils en ont menti » sur une affaire de détail , et que, pour ce qui est des difficultés de la translation, « Wen man nicht gern fort wil so kan rnan allerhandt besehwerungen vorwerfen, ist der alteverkehrte bœse Brauch. — Il accorde à C. P. de Siegen sa demande. 5.) Septembre 1625. Il ne reste plus
sur la liste des alumni que Louis et Benjamin de Siegen. D’après une note placée en bas de la page, tous les élèves auraient déclaré qu’ils rentreraient si le collège était transféré « an einemuninficirten Ort. » 6.) 28 septembre. Jean de Siegen écrit en italien à Moritz, qui résidait à la Sababurg, pour le remercier de l’ordre qu’il avait donné aux professeurs et directeurs du collège concernant son fils Philippe, Il demande la faveur de le voir attaché à l’un des fils du landgrave, qui doit partir pour la France ou la Hollande, afin qu’il puisse continuer ses études dans une académie française, ou à Leyde , ce q? i lui serait plus agréable, parcequ’il pourrait en même temps poursuivre la marche de son procès, qui pend depuis tant d’années en seconde instance à la cour de Hollande. — Il rappelle le paiement de l’arriéré de ses comptes, et en même temps que les secours qu’il accorde à son fils serviront à « renderlo degno e capace di servir la a suo tempo, e corne io ambisco (é déta quasi di 19 anni). 28 sept. Il sollicite une place pour lui, soit à la tête d’un hôpital ou de toute autre administration, « afinche con tal mezzo si possagoderne la presenza delle mie carissme Figlle per hasserne ad esse debito riguardamento e paterna assistenza. » Il paraît qu’il avait cinq filles. Le landgrave Moritz écrit en marge qu’on doit référer sur sa demande. 7.) 9 octobre. Dryander chargé de référer sur la pétition de Siegen répond qu après avoir conféré avec le directeur, il croit que le jeune Philippe de Siegen ne peut être envoyé en France, puisque le jeune landgrave n’y va pas, ni à Leyde où la peste fait des ravages, et qu’on doit attendre jusqu’au printemps. Que quant à la place de directeur de l’hôpital, il n'est pas naturalisé Hessois, ni assez au fait de l’administration , et que d’ailleurs pour entretenir sa famille avec lui, une place en province serait plus convenable. Le landgrave, en date du 17, écrit plusieurs observations en marge: prenant intérêt à cette pétition, mais terminant en résumé «Er mag sich derowegen gedulden bis etwas anders vorkommt dem er gewachsen sey. 8.) 23 nov. Jean de Siegen répond au landgrave Moritz sur quelques renseignements qui lui avaient été demandés, entre autres que le voyage de Brême est (etwas , hasardeux). Moritz fait écrire la réponse en marge le 26 du même mois.