J. Leturcq, Notice, p. 57, 87 et
JACQUIîS GL'AY ET MADAME OH PO.MI'ADOUR I7I
1747 à l'Académie de peinture et de sculpture, et son admission définitive eut lieu le 30 mars 1748. 11 fut, remarque son biographe J. Leturcq, le premier graveur en pierres fines admis dans cette Académie, et le seul artiste en ce genre dont les œuvres eurent les honneurs du Salon annuel jusqu'en 1793 '.
L'intaille montée en bague fut oflerte, comme le dit Guay luimême, dans son orthographe bizarre, par l'Académie à Le Normant de Tournehem, directeur général, que la chronique scandaleuse du temps donnait pour père à M'"'^ de Pompadour ' et qui s'était créé des titres à la reconnaissance de l'Académie K Le marquis de Marigny, plus tard de Menars, auquel la bague échut ensuite était le frère de M'"'-" de Pompadour ■•. A sa mort, en 1781, la bague fut acquise pour 588 livres pour le comte d'Orsay : on en ignore le sort aujourd'hui K L'empreinte en soufre de Leturcq est aujourd'hui la propriété de M. H. de La Tour [Pi. XV.fig. 10].
29 et 30. Portraits de Voltaire et de Montesquieu. On ne sait rien sur ces œuvres de Jacques Guay, qui sont seulement mentionnées par des contemporains et dont le sort est ignoré ''. Il est vraisemblable qu'elles furent exécutées avant 1755, date de la mort de Montesquieu ; en 1760 elles figurent comme surmoulagcs en pâte de verre, dans la collection du baron de Stosch '.
31. Léda et Je evgne. Intaille sur sardoine représentant Léda, les jambes dans l'eau, jusqu'aux genoux; elle écarte d'une main la tête de l'oiseau; de l'autre elle tient une draperie que le cygne s'eflforce de lui arracher avec son bec. A l'exergue, la signature GUAY F. (PI. XXIX de la Suite d'estampes de M""^ de Pompadour).
1. J. Leturcq, Notici- sur Jacques Guay, p. 38-59, 191 et 245.