J. Leturcq, op. cit., p. 46, et pL F, n" 136 ; G, n
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encore, il esl parmi les « citoyens académiciens » qui continuent à être logés au Louvre '. Notre artiste avait alors quatre-vingtdeux ans : il dut mourir peu après, sans qu'on puisse pourtant préciser la date ni les circonstances de son décès '. A une certaine époque de sa vie, il avait acheté une maison, au n" 6 de la rue Portetbin (quartier du Marais) : il y installa, au troisième étage, un atelier où il travailla, semhle-t-il, plutôt qu'au Louvre, au moins à certaines époques de sa longue et brillante carrière.
Jacques Guay a sûrement gravé beaucoup de camées et d'intailles qui ne figurent pas dans le catalogue que nous venons de dresser, d'après ht consciencieuse Xolice de J. F. Leturcq et quelques autres sources '. On fera connaître sans doute, petit à petit dans l'avenir, ces aaivres qui méritent d'être tirées de l'oubli car, si on en juge par la plupart de celles que nous avons énumérées, ce sont des chefs-d'œuvre de gravure.
Ce n'est sans doute que justice de mettre au compte de Jacques Guay quelques gemmes qui portent la signature de M""-" de Pompadour elle-même et auxquelles la trop célèbre marquise a réellement travaillé. Les fréquentes visites qu'elle faisait à Guay pendant qu'il travaillait à son touret, lui inspirèrent le caprice de l'imiter et de devenir, elle aussi, à ses heures, graveur sur pierres fines. Madame de Pompadour se fit donc l'élève de Guay et s'assit au touret du maître. C'est ainsi que les pierres décrites ci-après sont revêtues de sa signature; mais l'habileté avec laquelle elles sont exécutées et leur étroite parenté de style avec les œuvres de
1. J. Leturcq, Xotkc sur Jacques Guay, p. 57; cf. Archives de l'art Jraiiçais, t. I, p. 387.
2. On voit, d'après ce qui précède, que certains auteurs se sont trompés en taisant mourir Jacques Guay dès 1787. Capefigue, Histoire de Af™= de Pompadour, p. 75 ; Millin, Iiitrod. à Vétude de Varchéologie. des pierres gravées, etc., édition de l'an VI, 1797, p. 95; cf. l'édition postliunie donnée par B. de Roquefort, p. 216 (Paris, 1826, in-S").
5. J. Mariette s'exprime ainsi : « Mon dessein n'est pas de faire connaître toutes les gravures de M. Guay ; il est si laborieux que j'aurais peine à le suivre dans le cours de ses opérations... » Traité des pierres gravées, t. I, p. 152.
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Jacques (iuay autorisent à penser que celui-ci lui le complaisant collaborateur de la marquise.
1)1. Le Cjciiic delà iiiiisiqnc. Camée suragate-onyx à deux couches, représentant un enfant ailé qui tient une flûte de la main gauche et s'apprête à saisir de la main droite une couronne suspendue à un arbre; devant lui, une lyre. A l'exergue, la signature : POMPADOUR-F-. 17)2 (PI. XL de la Suite d'csUimpcs de M>"^ de Pompadour). Note manuscrite de Cuay : « Géniee de la musique. Gravé sur une agatonnix de deux couleurs tout ce qui compose ce sujet et le sercle du Tour et blanc et le font de la l^ierre est noir. Madame de Pompadour a beaucoup Travaillé à cette Pierre ■. » Au Cabinet des .Médailles [PI. XIII, fig. 9] \
132. Génie militaire, représenté sous la forme d'un enfant s'appuyant sur une colonne recouverte d'une peau de lion et au pied de laquelle est la massue d'Hercule. Devant le Génie, un trophée composé de drapeaux entrelacés de palmes et soutenus sur des canons et l'écu de France. A l'exergue, la signature : POMPADOUR F. Intaille sur cornaline d'après un dessin de Boucher (PI. XXXVni de la Suite d'estampes de M"'' de Pompadour) '. La note de Guay qui accompagne l'estampe gravée d'après la gemme est ainsi conçue : « ALidame de Pompadour la donnât à XL le Conte d'Argensont ministre et secretere d'Etat au de Parlement de la Guairc, madame de Pompadour a beaucoup travailé à cette Pierre. »
Ce cadeau fut fait par M""^ de Pompadour au comte d'Argenson en 1752 : j'ignore le sort actuel de la gemme ^.
133. Nous avons signalé plus haut, d'après la Suite d'estampes, une intaille montée en bague et intitulée Lrt^J/'/t' auiitié.
1. J. Leturcq, op. cit, p. 145, 213 et 258, et pi. D, fig. 8.