Chabouillet, Catalogue, n
LES SIMON" r.T I.r.UKS CONTEMPORAINS 219
temps de rancicnnc monarchie, pour mentionner quelques artistes qui, à côté de Jacques (luav et des Simon, ont eu leur heure de vogue et de notoriété. Le premier est un nommé Jouy, qui fut sculpteur et graveur en pierres fines de Monsieur, frère du Roi (le comte de Provence, plus tard Louis X\'III). Ln 1774, il exposa plusieurs gemmes, au Salon de l'Académie de Saint-Luc dont il faisait partie. C'étaient : deux Portraits de Henri II' dont l'un, sur une sardonvx à quatre couches, appartint au marquis de Montesquiou ; Ccrbcrc cncbainc par Hercule, intaille sur cornaline; enfin, une tête de Minerve '.
Son contemporain, Baer, grava aussi un portrait de Henri IV ' ; J. Leturcq possédait une intaille sur cornaline gravée sur ses deux faces et signée BAER F. " Je crois, dit Leturcq que si cet artiste est peu connu, il ne faut pas accuser la postérité d'ingratitude à son égard "'. »
Il n'y a pas lieu, non plus, de beaucoup regretter l'ignorance où nous sommes de la carrière de Leliévre, dont le nom figure parmi les exposants des Salons de 1800 et de 1810. Il exécuta en camée, notamment le buste de Cambacérès, deuxième consul, plus tard archi-chancelier de l'Lmpire. Une reproduction en pâte de verre de cette pierre, signée LELIEVRE, fut donnée par l'artiste lui-même au Cabinet des Médailles en 1807 [PL XVL fig. 16] '. Un camée sur cristal de roche représentant une tête d'homme avec la signature de Leliévre était dans la collection de J. Leturcq avant 1873 '.
L'un des plus habiles graveurs sur pierres fines de la fin du y.xm" siècle et du Premier Empire, fut le rival de Jean-Henri
1. J. Guiffrev, Les livrets des anciennes Expositions, VII. p. 169, n"s 252 a 255 ; J. Leturcq, Notice sur Jacques Guay, p. 192.
2. Raspe, Catalogue des empreintes de Tassie, p. 752, n" 15947.