MAITI-O DAL XASSAKO HT LA RENAISSANCE FRANÇAISE
sur une sardcMiie brune ' [PI. X, fig. 5], Le portrait de Marie de Médicis, sur une sardonyx à deux couches [PI. X, fig. 9] est, au contraire, un travail élégant, iwec une jolie monture \
L'une des deux épées de Henri I\', dans la Galerie d'Apollon, a son fourreau garni de petits camées qui représentent la suite des rois de la troisième race depuis Robert le Fort jusqu'à Henri IV. Deux séries de petits camées du même genre, d'ailleurs fort médiocres, l'une se prolongeant même jusqu'à Louis XIII, sont au Cabinet des Médailles et ont été, sous la Révolution, arrachées à quelque ornement royal qu'on a détruit '.
Seuls, des règlements de comptes ou d'autres documents d'archives, qu'on retrouvera sans doute un jour, permettraient de dire à quels artistes français de la fin du xvi'= siècle et du commencement du xvii% on doit les œuvres que nous venons d'énumérer. Nous ne pouvons, pour le moment, qu'attester le goût de Henri IV pour les coupes de cristal et de jaspe, pour les joyaux constellés de gemmes gravées. L'engouement d'ailleurs, n'avait pas encore cessé d'être général ; il allait de pair et s'allia, pour un temps, avec la recherche des pierres précieuses taillées à facettes, qui s'étaient substituées aux vulgaires cabochons. 11 vous suffira pour vérifier cette assertion de parcourir la Galerie d'Apollon au Musée du Louvre, celle du Prado, à Madrid, la f^riiiic Gcuvlbc de Dresde, la galerie impériale de \'ienne, celles de Florence et de Xaples. En nous restreignant au camée, la place prépondérante qu'il occupe dans l'orfèvrerie gemmée du temps de Henri I\' nous est indiquée par deux objets fort précieux de la Galerie d'Apollon, qui furent ofi'erts en cadeau par la République de Venise à Marie de Médicis. L'un est une grande applique désignée sous le
1. E. Babelon, Catalogue, n" 789. Les n"» 781, 782 (sur notre planclie, fig. 6 et 2). 785, 784, 785, sont aussi des portraits de Henri IV sur des camées du même temps.